Un jour, il partira au bord des rives roses, le corps à moitié nu pour se vêtir de vent. Avec une envie folle de chasser les nuages de quelques traits lancés au hasard des mots.
S'il lui faut prier pour défaire la mer de ces tâches rouges qui racontent le sang de tous les opprimés, il le fera, je crois, le doute agenouillé sur un mauvais prie-dieu.
Mais les vagues retireront sa plainte en dénonçant les hommes et leurs idoles.
Alors, le corps à moitié nu pour se vêtir d'oubli, il entrera dans l'eau pour vivre dans la paix des profondeurs.

 

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JOEL GRENIER

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