vendredi 26 août 2016

LE DROIT D'ASILE...Extrait

L’amour près du sommeil c’est l’ombre auprès de l’ombre sacrifice des nuits les étoiles longtemp sont neigé sur ton corps endormi parmi les roches brûlantes Du ciel écroulé sur ton sourire secret ton sommeil sous tes bras en mousses scintillantes ton sommeil dans ta maison où tourne un astre familier qui distille du songe au bord de l’oreiller ton sommeil qui la tête sous l’aile défend aux grands chevaux blancs de hennir car il est une plante magique qu’il importe de ne pas réveiller Arbres noirs de la nuit j’entends chanter vos... [Lire la suite]
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vendredi 26 août 2016

ALAIN DUAULT

« Être poète, c’est regarder le monde avec des mots. C’est être constamment sur le qui-vive — en entendant : qu’ils vivent, les mots, les hommes, les oiseaux. C’est-à-dire : que la beauté les sauve et invente une langue qui ouvre ses portes vers des couloirs nouveaux, déplie les temps trop sages, brise la mer gelée des évidences. Être poète, c’est avoir des oiseaux dans la bouche, courir le ciel, gravir le vent avec des semelles trouées comme un parapluie. C’est, guetteur mélancolique, être sujet aux langoureux vertiges. C’est vouloir... [Lire la suite]
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vendredi 26 août 2016

DU FOND D'UN PAYS DE SILENCE...Extrait

Les rêves échoués desséchés font au ras de la gueule des rivières de formidables tas d’ossements muets les espoirs trop rapides rampent scrupuleusement en serpents apprivoisés on ne part pas on ne part jamais pour ma part en île je me suis arrêté fidèle debout comme le prêtre Jehan un peu de biais sur la mer et sculpté au niveau du museau des vagues et de la fiente des oiseaux choses choses c’est à vous que je donne ma folle face de violence déchirée dans les profondeurs du tourbillon ma face tendre d’anses fragiles... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 26 août 2016

LES IMPARDONNABLES...Extrait

En poésie, comme dans les rapports entre les personnes, tout meurt dès qu’affleure la technique. Ma véritable éducation de l’esprit n’eut jamais d’autre fin, depuis l’aube du monde, que la mort de la technique, de ce triste savoir-vivre que les adultes fournissent un jour à l’enfant, lui à qui tout réussit avec le plus grand naturel. À cet artisanat du vivre, chaque homme est arraché sur le seuil de son innocence – comme jadis les princes, attirés loin de la maison paternelle par les fleurs jaspées ou par la biche aux abois. C’est un... [Lire la suite]
vendredi 26 août 2016

CHANTS DE L'AUTRE RIVE...Extrait

        Heure bénie parmi les heures, celle où la clameur du             large consent au silence son royaume,         Celle où l'enfant cède à contrecœur au fil du sommeil,          Où l'on n'entend plus qu'un grillon solitaire et le             grincement indécis d'une persienne mi-close.   ... [Lire la suite]
vendredi 26 août 2016

LE THEATRE ET SON DOUBLE, PREFACE

« Jamais, quand c'est la vie elle-même qui s'en va, on n'a autant parlé de civilisation et de culture. Et il y a un étrange parallélisme entre cet effondrement généralisé de la vie qui est à la base de la démoralisation actuelle et le souci d'une culture qui n'a jamais coïncidé avec la vie, et qui est faite pour régenter la vie. Avant d'en revenir à la culture, je considère que le monde a faim, et qu'il ne se soucie pas de la culture ; et que c'est artificiellement que l'on veut ramener vers la culture des pensées qui ne sont tournées... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 26 août 2016

"AZAZEL" - HAUTE SOLITUDE...Extrait

« ... La vie est un mythe. Mon âme et moi, nous fîmes nos bagages et cherchâmes dans le quartier un gîte qui n'aurait été qu'un gîte. Le pain est simple, l'amour est simple, la mort est simple. Pourquoi les pauvres hommes ont-ils voulu la vie si compliquée ? Pourquoi la bourrent-ils à l'envi de leurs fantaisies ? Que de fatigues, et que de déchets ! ...Ils nous convient dans leurs théâtres pour écouter des dialogues de vendeurs aux soutiens-gorge, ou dans leurs parlements pour entendre des harangues de tambours de village, ou dans... [Lire la suite]