mardi 20 septembre 2016

BONJOUR

A celui qui a dansé la formeBonjourA celui qui a laissé dans les bras refermésDe l’amourLa place pour penser ensembleBonjourA celui qui rend perceptible le mondeAux aveugles définitifsBonjourEt pour la caresse au ventre durDe la vénus enfin trouvéeBonjourA sa ligne vivante courbéeAu dessin infini de l’homme torturéA son corps qui résisteA ses yeux trop fragilesBonjourAu sourd décidé de chasser les horreursArtiste assassiné par les incompétencesA ses contradictions, ses amours, ses errancesA ses heures du soir où il se sentait bienA... [Lire la suite]
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mardi 20 septembre 2016

TOUSSAINT MEDINE SHANGÔ...Extrait

Je me vois sous l’or vert De hauts micocouliers enivrés d’un Murmure: Quel oiseau de désir aux paupières scellées Gémit vers les faîtes graciles Fléchis par une brise où l’âme du jasmin Se livre à l’âme qui se grise D’un léger et profond plaisir ? Nulle fièvre, nulle mesure, Nulle faille ici, nul miroir Où se reflète un œil duplice L’infini qui me tait son nom, de son odeur Illumine ma transparence.   .   TOUSSAINT MEDINE SHANGÔ   .      
mardi 20 septembre 2016

PRINCE NOIR ...Extrait

Mon père au long du fleuve tout deboutHanté de négoces en merEt crêté de puissance, Halait de sa voix de grand ventLes chœurs des piroguiers luisants de sel et lumière,Les pagayeurs vibrants sur leurs chalands de mil.Une houle d'oiseaux ouvertePar nos proues aux masques de buffle(O mouettes le vol de vos signesQue lisaient les  devins dans la profération  et  le  trouble des embouchures !)  Refermait sur nos sillages une neige fabuleuse.   . TOUSSAINT MEDINE SHANGÔ .
mardi 20 septembre 2016

AMERIQUE

à Carlos de Radzistky(fragment)Toute mon enfance a rêvé dans les atlas aux cartes hospitalièresJ’y ai imaginé le dernier Mohican près de la case de l’Oncle TomJ’ai vu les placers du Sacramento et les saloons où les femmescrachent par terreEt les cow-boys qui sucent en selle leur dernière goutte de rhumLes chutes du Niagara, les abattoirs de Chicago, le pont suspendude BrooklynLa lune de Chateaubriand sur les forêts bleues du MeschacebéLes visages pâles au crépuscule couleur de crime et d’aubergineLes cliquetis d’éperons quelque part... [Lire la suite]
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mardi 20 septembre 2016

FERNAND VERHESEN...Extrait

Te voici dans l'air bleudes forêts intérieuresVivante aux courbes puresdu visibleUne étrange lumièreatteint le sol sauvagenous sommes dans l'amitiéd'un espace sans nomPrémices de douceurentre mes paumesSouffle soudain d'une abeilletout langage renaîtLes mots oublient leur absenceun visage s'éclaireDans la voix survenuele silence est sillages   .  FERNAND VERHESEN .
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mardi 20 septembre 2016

PORTRAIT AVEC DES DONATEURS ...Extrait

 Merci Thami   J'aime au linge associer la guêpeSurtout si l'été fut clair et l'ombre striéePar les fentes des volets. Le sang court plus viteDans les vaisseaux et on voit mieux les tachesSur la peau des vipères. Même les ronces deviennentVenimeuses, les femmes descendent vers la riveEt regardent dans l'eau trembler leur corpsParmi les peupliers. Le linge à cause des guêpesSe fait ruche et guêpière, lacère les hanches,Sur la mousse s'amoncelle et débordant des brouettesLivre au courant ses taches, ses lunes, ses bouillons.... [Lire la suite]
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lundi 19 septembre 2016

JOËL VERNET...Extrait

« J’aime ces aubes silencieuses, quand le monde paraît à l’arrêt, en sommeil, son vœu étant peut-être que nous le contemplions durant un bref instant. Le voir, en effet, sans le piller, est-ce cela notre humble tâche ? Il nous attend chaque jour, mais personne ne vient à lui, ne le contemple plus, alors il s’efface, emportant ses haillons, son absolue splendeur ».   .   JOËL VERNET   .
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lundi 19 septembre 2016

LAMARTINE...Extrait

Le livre de la vie est le livre suprême ; Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix. passage attachant ne s'y lit pas deux fois, Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même ; On voudrait revenir à la page où l'on aime, Et la page où l'on meurt est déjà sous vos doigts.   .   ALPHONSE DE LAMARTINE   .
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lundi 19 septembre 2016

LE LIVRE DES QUESTIONS...Extrait

Le passé a la voix de chaque empreinte, de chaque caresse ou blessure laissées par nous au sol et autour ou faites à un être. Une chambre est peuplée de bruits divers qu'ordonne le silence. Tu les écoutes à l'instant où, pareils à un vol de voluptueux phalènes, ils s'approchent de la lampe pour être brûlés. Ton corps, comme le mien, répond de mille marques invisibles dont nous sommes seuls à connaître et à taire l'histoire.   .   EDMOND JABES   .
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lundi 19 septembre 2016

JIDDU KRISHNAMURTI...Extrait

Nous encombrons nos vies, nos esprits, de symboles parce que nous n'avons pas l'autre chose. Si nous aimons, certes, nous n'avons pas besoin du symbole de l'amour, ni de l'exemple de l'amour - nous aimons, c'est tout. Mais l'homme qui conserve dans son esprit un exemple, un symbole, une image, un idéal n'est manifestement pas dans un état d'amour. Les symboles, les exemples, sont des entraves, et ces entraves deviennent si importantes, que nous tuons nos semblables et que nous mutilons nos esprits et nos cœurs à cause d'elles. ... [Lire la suite]
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