vendredi 9 septembre 2016

CHET BAKER & RUTH YOUNG - AUTUMN LEAVES

Chet Baker & Ruth Young - Autumn Leaves from nigani on Vimeo.
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vendredi 9 septembre 2016

AVEC TOI VIENT L'ÉTÉ AUX PIEDS DE SAUGE ROUGE

"Échanger paroles est acte des amoureux"François Rabelais   . Tu m'écris. Jour après jour, chaque bouffée de ton souffle m'écrit, comme, une à une, les fleuraisons des heures.Tu m'écris, aristotélicienne, en élaborant des repas savoureux. Tu m'écris quand tu chantonnes une aria de Bellini, tes toisons moussues sous la douche.Tes mains filent trame et chaîne, fibres imprévues quelquefois, et, dans l'étoffe des mots incrustée de tessons, incisée de reprises, d'ajours, brodent, de syllabe en syllabe, le dit du libre jeu qui nous... [Lire la suite]
vendredi 9 septembre 2016

LOS HERMANOS/ LES FRERES

Yo tengo tantos hermanosQue no los puedo contarEn el valle, la montañaEn la pampa y en el marCada cual con sus trabajosCon sus sueños, cada cualCon la esperanza adelanteCon los recuerdos detrásYo tengo tantos hermanosQue no los puedo contarGente de mano calientePor eso de la amistadCon uno lloro, pa llorarloCon un rezo pa rezarCon un horizonte abiertoQue siempre está más alláY esa fuerza pa buscarloCon tesón y voluntadCuando parece más cercaEs cuando se aleja másYo tengo tantos hermanosQue no los puedo contarY así seguimos... [Lire la suite]
jeudi 8 septembre 2016

VENT DES NUITS

L’infime frisson des feuillages à nuit close hors la chambre (porte-fenêtre ouverte et contrevents mi-clos) serait-ce, dans l’air moite, la mémoire du seringa ? On pressent d’impalpables silhouettes blotties dans le silence, l’herbe odorante, les aubépines, la futaie, le jet d’eau, une sorte de menu mais profond feulement de l’étrange, on croirait un être attardé qui effleure en marchant la maison, un friselis fluctuant comme le ferait une voix étouffée qui gémit radieuse – on murmure un aveu recherchant auditeur. La nuit bruissante... [Lire la suite]
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jeudi 8 septembre 2016

LE PREMIER ARBRE

C'était lors de mon premier arbre,J'avais beau le sentir en moiIl me surprit par tant de branches,Il était arbre mille fois.Moi qui suis tout ce que je formeJe ne me savais pas feuillu,Voilà que je donnais de l'ombreEt j'avais des oiseaux dessus.Je cachais ma sève divineDans ce fût qui montant au cielMais j'étais pris par la racineComme à un piège naturel.C'était lors de mon premier arbre,L'homme s'assit sous le feuillageSi tendre d'être si nouveau.Etait-ce un chêne ou bien un ormeC'est loin et je ne sais pas tropMais je sais bien... [Lire la suite]

jeudi 8 septembre 2016

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Odeurs de massacre dans les myrtilles écrasées Écume de batailles Partout La meute attaque et gesticule   L'air est plein de carcans Bruits de sang, nuages de cendres L'homme dans sa tanière ne respire plus que le feu La peur, la haine, sont à l'affût, tapies dans nos affiches, nos pirouettes radiophoniques, télégéniques, eugéniques Tumulte et férocité   Comment pourrions-nous, comment transformer l'effroi en espace, les chaînes en envol ?   Quelle place pour la parole qui délivre, les mots... [Lire la suite]
jeudi 8 septembre 2016

CINQ MEDITATIONS SUR LA MORT - AUTREMENT DIT SUR LA VIE...Extrait

Puisque tout ce qui est de vieSe relie,Nous nous soumettronsÀ, la marée qui emporte la lune,A la lune qui ramène la marée,Aux disparus sans qui nous ne serions pas,Aux survivants sans qui nous ne serions pas,Aux sourds appels qui diminuent,Aux cris muets qui continuent,Aux regards pétrifiés par les frayeursAu bout desquelles un chant d'enfant revientA ce qui revient et ne s'en va plus,A ce qui revient et se fond dans le noir,A chaque étoile perdue dans la nuit,A chaque larme séchée dans la nuit,A chaque nuit d'une vie,À chaque... [Lire la suite]
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jeudi 8 septembre 2016

NOUS AVONS NOS NUITS INSOMNIAQUES...Extrait

Les poètes proclament le vrai, ils pourraient être dictateurs et sans doute aussi prophètes, pourquoi devons-nous les écraser contre un mur incandescent ? Et pourtant les poètes sont inoffensifs, L’algèbre douce de notre destin. Ils ont un corps pour tous et une mémoire universelle, pourquoi devons-nous les arracher comme on déracine l’herbe impure ? Nous avons nos nuits insomniaques, les mille calamiteuses ruines et la pâleur des extases du soir, nous avons des poupées de feu comme Coppélia et nous avons des êtres turgescents de mal... [Lire la suite]