dimanche 23 octobre 2016

DERRIERE L'EPAULE...Extrait

J’ai toujours pensé qu’il y avait des familles sur la terre et que, en plus de ceux qui partagent votre sang et votre enfance, il y a aussi les familles du hasard, ceux que l’on reconnaît confusément comme étant son parent, son pair, son ami, son amant, comme ayant été injustement séparé de vous pendant des siècles que vous avez peut-être partagés sans vous connaître. Ça n’est pas ce qu’on appelle la famille de l’esprit ni celle des corps, c’est une parenté faite de silences, de regards, de gestes, de rires et de colères retenus, ceux... [Lire la suite]

dimanche 23 octobre 2016

FLUCTUATIONS...Extrait

Inspire L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères, ses fièvres éblouissantes Tu respires l’odeur envahissante du thym sauvage des souvenirs ramassés sur la plage Tu bois le lait de vie Ouvre la fenêtre Il n’y a plus de dedans, de dehors Seul, ce présent d’éclair et de surgissement, Cette hâte d’aimer et de connaître Tant de messages, de caresses, d’écorchures Tant de promesses nous traversent Le monde extérieur maintenant te pénètre Les sons ruissellent Les odeurs pétillent Respire le réel, Il t’appartient et tu lui... [Lire la suite]
dimanche 23 octobre 2016

PAROLES SURGIES DE L'OBSCUR

Paroles surgies de l’obscur, tendues vers la lumière et la face vive de l’espoir Paroles pour le miel de vivre et le goût des aubes laiteuses ô splendeur ô mémoire Pollens au cœur du monde Paroles pour l’argile et l’orage et le « dur désir de durer » et pour nier l’inéluctable Parole frêle, à peine audible comme une source jaillissante qui n’est rien encore qui sera bientôt fleuve et bleuira dans les méandres, les tourbillons, les cataractes vers la mer si lointaine avec ses spasmes de néant   .   COLETTE GIBELIN ... [Lire la suite]
dimanche 23 octobre 2016

RAVIR: LES LIEUX...Extrait

Chaque chose -tu la mâches l'avales, secoues la tête- chaque chose fixe en elle une feuillée de rêves qui s'effilochent sur les murs des ans, fondent, une fois rendues au bout de leur ombre. Mais le monde, -regarde le monde s'infiltre par ta fenêtre et l'arbre et la branche et le bourgeon passent en chaque chose vois la figure des siècles qui se bousculent dans le ciel léger l'innombrable jardin de ta vie.     .     HELENE  DORION   .      
Posté par emmila à 12:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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