mardi 21 novembre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Un grand silence en brise l'âme pousse vers l'oubli toujours à ses mots ravalés la douleur obtuse. Au-delà sur l'arc bleu des glaciers Il y a cette étincelle qui rosit l'amour et le ciel et le froid et l'effroi. En dérive vers le sud une voile balbutie Quel sera son chant neuf ? Parmi les herbes déjà mortes dans le vent tranchant des dunes ne me laisse pas mourir si tu m'aimes.   .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI   .   Photographie Raoul Ubac  
dimanche 19 novembre 2017

CAROLE DAWSON

J'écris sur une peau de brume Pour effleurer l'instant Comme on apprivoise le vent Un soupir Me glisse entre les doigts Et me ravit un peu de moi J'erre sur le chemin Où silence est roi Sans bruit, je me dessine un destin Mais je marcherai toujours avec espoir Jusqu'aux froissements des petits matins Pour déposer des bouquets d'aurores Dans la paume de tes mains Et ainsi entrevoir Ta lumière Cousue de bleu et d'or Avant que ne s'effacent les mémoires De ces jours éphémères   .     © CAROLE  DAWSON   ... [Lire la suite]
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samedi 18 novembre 2017

CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN...Extrait

“La difficulté, avec l'homme c'est de retrouver son vrai visage, celui qui gît aujourd'hui sous des milliers de masques, des vernis innombrables, derrière des myriades de soleils aveuglants ou au plus profond de la nuit la plus noire”   .   CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN .     Oeuvre Amédéo Modigliani    
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samedi 18 novembre 2017

LE VISAGE SECRET...Extrait

Entre deux silences, entre deux ténèbres ils reviennent ils ont hanté le seuil invisible de ta conscience et les voilà presque sans poids, presque effacés dans les lambeaux de ta mémoire comme pour donner sens à la présence insignifiable à l’instant sans retour à la vraie parole des fantômes.     .   ALAIN SUIED   .     Photographie Raoul Ubac
jeudi 16 novembre 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Des ponts pour ceux qui partentdes ponts ou une impulsionhors des nœuds de la nuit…Ce que tu crois stablen’est que province abandonnéedévastée lapidéesans refuges pour les cruesétrangléetels des souvenirs serrés dans un mouchoir… .     AGNES SCHNELL     .  
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mercredi 15 novembre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Aligner des mots comme un souffle attise retenu respiré par la bouche un feu entretenu sinon comment le rallumer dans la pluie où rien ne brûle Les yeux brûlent -- allumer des mots de phosphore et d'ébène des mots noirs et rouges tapissent l'espace de l'estomac à la bouche -- une brûlure de mots -- un incendie sous une pelletée de cendres froides.   .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .    
mercredi 15 novembre 2017

POEMES INEDITS...Extrait

Dur moment dans la voie quand les jours s'obscurcissent quand le chemin se creuse pareil à une tombe Où sont les jours heureux le murmure des voix dans le jardin discret Les visages de ceux qu'on aimait voir à table Où sont les jours heureux où on l'était soi-même sans même le savoir Dur moment dans la voie quand le miroir se brise laissant au fond de nous mille morceaux épars que garde la mémoire Mais sans aucune chance pour nous de se revoir   .   GEORGES HALDAS   .   Oeuvre ?  
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mardi 14 novembre 2017

LA FIN SE LEVE

La fin se lève. Qui a parlé. Moi, un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les « Droits de l’homme » sont au mieux notre misérable butin. Dans la mort qui monte, j’entends tourner les roues maléfiques qui broientvictimes et bourreaux, pêle-mêle.Le flanc percé d’une lance longue et fourbe, l’homme saigne.La lumière a rétréci dans notre regard jusqu’à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d’argent.La fin se lève ?Mais  nous  n’avons  pas  encore  donné ... [Lire la suite]
mardi 14 novembre 2017

NOTA BENE

Je peinsUn tableau noir, très noir,Profond,Rien que noir, suies, brumes, encres, crasses,Pour qu’on y voie mieuxLe contrasteEt je laisse pendue au bout d’une ficelleUne craie blanche pour écrireBonjour ! Ou bien Va t’en !Ce qui vous sert de cri, de façon d’exister,Que vous êtes naïfs à me croire mélancoliqueUne pensive statue plongée dans le regretRésignée qui s’afflige,Si je penche la tête et si je serre mes bras c’estPour serrer plus étroit ce feu que je préserveEt même s’il me dévoreJ’attends, dans ce désordre, une seule parole... [Lire la suite]