Regardez-les ceux qui échangent leur peur contre de la haine
Ils sont plus ordinaires que les orties ou les chardons ils sont
Partout du nord au sud ils ont des papillons sous les cheveux
Mais vos mains griffées leur ressemblent vos pourtant vos çà
Et là tous les mots sont des aubes ou des obus tous les gestes
Et s'ils ont les yeux barbelés il faut la patience du cordonnier
Pour remonter leurs pentes écoutez-les ils ont perdu les traces
Leurs miroirs sont brisés ils ne reconnaissent plus leurs noms
Et s'ils dorment devant vos portes c'est pour entendre le bruit
De mousse de votre sommeil ce silence attendri cette douceur
Tout ce qui contredit les prénoms de leur désespoir tout ce qu'
Un jour le jour leur donnera c'est pour croire que vous n'êtes
Ni une image ni une insulte Oh combien faudra t-il de temps
Pour qu'ils regagnent leurs couleurs et combien voudrez-vous
Donner quand pourrez-vous leur dire qu'il est si beau d'aimer

 

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ALAIN DUAULT

 

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tham3,

Photographie Thami Benkirane

 

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