vendredi 10 février 2017

POEME

Il est des pensées que fait jaillir la nuit,épaves de pirogues qui ne peuvent se dégager des flots ;il est des pensées qui n’arrivent pas à se hausserjusqu’aux lèvres et qui ne sont qu’intérieures. Épaves de pirogues perdues loin des bancs de sable,qui se charrient simplement près du golfe.Devant, l’on voit une terre désertique,et derrière, l’océan infini. Ô mes pensées, quand naît la lune,et que tout ce qui se voit paraît boire les étoiles !Ô mes pensées, liées, enlacées,épaves d’une pirogue aventureuse qui n’a pas... [Lire la suite]

vendredi 10 février 2017

L'EFFARANT INTERIEUR DES OMBRES...Extrait II

Je sais tant la fugacité des choses tant les gestes labiles Et je m'étonne encore pourtant de ce long ricochet rayé Des vagues quand elle apprivoisent le sable Je ne suis Qu'un écho infiniment relayé de ceux dont les vieux os Poudroient sous la terre dont les cheveux les ongles oui Vous savez cette histoire infinie comment ne pas croire Un instant que la mer cette si vieille frissonnante avoue Elle aussi elle en a cherché des cailloux blancs ou bleus Pour envelopper les rochers des épaules ces îles et celle Qu'on voulait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 10 février 2017

L'EFFARANT INTERIEUR DES OMBRES...Extrait

Regardez-les ceux qui échangent leur peur contre de la haineIls sont plus ordinaires que les orties ou les chardons ils sontPartout du nord au sud ils ont des papillons sous les cheveuxMais vos mains griffées leur ressemblent vos pourtant vos çàEt là tous les mots sont des aubes ou des obus tous les gestesEt s'ils ont les yeux barbelés il faut la patience du cordonnierPour remonter leurs pentes écoutez-les ils ont perdu les tracesLeurs miroirs sont brisés ils ne reconnaissent plus leurs nomsEt s'ils dorment devant vos portes c'est... [Lire la suite]