samedi 25 mars 2017

SCENARIO: DIALOGUE MUET. ( Epilogue d'une fresque Lierre )

*Que te trouves-tu ici, parasite impitoyable qui n’as de cesse d’abolir toute vie en ces lieux ? -Je ne me nourris pas de la sève de mes semblables et tire exclusivement la mienne, depuis le sol. *Le terrain vague laissé exprès pour nos caravanes s’enlaidit de broussailles où tu règnes en seigneur. -Je me dresse pour tous pouvoirs en contradicteur même, les tenant à distance, ni subis ni exercés. *Puisque tant de climats et latitudes te conviennent d’où tiens-tu l’étrange don d’être partout à la fois ? -Je pérégrine au centre de... [Lire la suite]

vendredi 24 mars 2017

AUTREFOIS...

Autrefois,nous rêvions tropen vers et en couleursen parler d’avant les languesnous masquions nos songes de sableou de crainteToujours à l’écoute du chantdu murmure des cicatrices« on s’aime blessé » dit un poèteNous le croyons…   .   AGNES SCHNELL .  
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vendredi 24 mars 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Un ramassis de feuilles et brindilleset l’argile brûlée,tant d’insignifiancede l’infime essentiel.En germe un goût de sang.Des mots trop humainsdes mots clandestins.Étreinte ocre des rivescaillouteusesbalbutiements sans patienceviscères nues soudain.Les mortes-eaux grignotentnos repèresqui de la rive ou de l’eautrop enserre ?   . AGNES SCHNELL .   Oeuvre Deedra Ludwig    
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vendredi 24 mars 2017

CHRISTIANE SINGER...Extrait

Persévérer à chercher davantage la saveur que le savoir,le balbutiement que la rhétorique satisfaite.Persévérer en ces temps de fer à faire crédit à ce qui est fragile,à ce qui vacille, à ce qui fait faillite.Persévérer à avoir foi en chaque homme, ...à préférer être déçu dix foisplutôt qu’hostile une seule fois.Persévérer à n’investir que dans le sable qui coule entre les doigtset dans les espérances non cotées en bourse.Persévérer à croire que l’instinct primordial en chaque hommeest la vénération et que c’est la répression de ce... [Lire la suite]
vendredi 24 mars 2017

LE CARREAU

Pures pluies, femmes attendues,La face que vous essuyez,De verre voué aux tourments,Est la face du révolté ;L’autre, la vitre de l’heureux,Frissonne devant le feu de bois. Je vous aime mystères jumeaux,Je touche à chacun de vous,J’ai mal et je suis léger . . . RENE CHAR . . .
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vendredi 24 mars 2017

COMPLAINTE AMOUREUSE

Oui dès l'instant que je vous vis Beauté féroce, vous me plûtes De l'amour qu'en vos yeux je pris Sur-le-champ vous vous aperçûtes Ah ! Fallait-il que je vous visse Fallait-il que vous me plussiez Qu'ingénument je vous le disse Qu'avec orgueil vous vous tussiez Fallait-il que je vous aimasse Que vous me désespérassiez Et qu'enfin je m'opiniâtrasse Et que je vous idolâtrasse Pour que vous m'assassinassiez   .   ALPHONSE ALLAIS   .     Oeuvre Vladislav Erko  
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jeudi 23 mars 2017

LEON PAUL FARGUE...Extrait

Souvenirs d’un passé qui dort dans une ombre si transparente... Des intimités insaisissables qu’on se croit bien seul à connaître et dont on voudrait enchanter les autres... Certains regards. La voix d’un être cher. La gaucherie d’une âme ardente.. Une inflexion familière très douce et bien humaine...Des yeux qu’on revoit parmi vingt ans de souvenirs, dans une rue grise, un jour de promenade. Du soleil sur un peu de paille, devant la porte d’un malade... Un regret sobre. Une parole d’un chagrin vague... Un nom touchant qu’on n’arrive... [Lire la suite]
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jeudi 23 mars 2017

ROUGE

Rouge est humain. Par le sang, par le désir qui l’anime sans cesse, l’homme est dans le rouge de sa naissance jusqu’à sa mort. Les yeux fermés, tournés vers le soleil, la lumière explose non pas en blanc  mais filtrée par la peau où circule le sang. Les yeux clos, la lumière nous illumine en vermillon et cela conditionne notre existence.   L’homme rouge, tragique. C’est le crime, le sang versé. Crime crapuleux, crime d’état, la violence frappe et le corps se fissure, laisse échapper son souffle, des fluides disgracieux... [Lire la suite]
jeudi 23 mars 2017

CONFESSION D'UN FOU A SON PSY...Extrait

En hommage à Vincent Van Gogh . Pour une fois, je vais prendre la parole sans considérer cette faculté naturelle comme une automutilation que je m’inflige pour rajouter du mordant à l’intensité des émotions générées par mon combat psychique quasiment quotidien. Laissez-moi parler, docteur, il y a un conflit ondulatoire qui s’éternise dans mon être sans cesse envahi par des ondes antagonistes qui cherchent à s’y évincer réciproquement. Je regorge d’impertinences et deviens hutin et pugnace devant celui qui se permettrait l’audace de... [Lire la suite]