Mon amour, je t'associe à la senteur de l'herbe que l'on a coupée dans le pré

je te marie au chant du rossignol, à la splendeur des boutons d'or et des genêts

Mon amour, le corps universel que nous cherchons à travers nous deux, à tâtons

est présenté dans l'ombre des ombrelles, dans le bleu têtu des chardons

Mon amour, tenons bon la route, et la sente, et l'herbier des nuits

Tout nous est donné, sans le doute qui ronge les cours et les dents

Je parle d'astres, de survie. Par toi, je suis, de nouveau, né

Entends la flamme de l'été qui ronfle sur nos champs de vie

Et crois que l'accord est passé pour les cent mille ans du passé

autant que pour l'éternité .

 

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LUC BERIMONT

 

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