Pour Christine Guenanten

 

La poésie sauve le monde à chaque pas, à chaque souffle, à chaque éveil, à chaque instant. Avec allégresse, elle ne cesse d’écrire à sa santé. A la tristesse, elle oppose le pain des jours, le miracle de la beauté, le fil d'or de la joie.

Dès mon enfance,
Sous le pommier
Je promenais mon rêve,
Je devenais printemps.

On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe.

Entre la feuille et l’arbre
réside la Présence.

Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi :

Ma vérité est végétale,
Mon église, un nénuphar.

… et qu’elle nous révèle le lieu secret de sa méditation :

Emmitouflée d 'amour
j’héberge du silence.

 

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JEAN LAVOUE

 

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jean