L’ombre ne s’enfuit ne s’enfuit jamais
(Sauf au zénith un instant bref)
Jamais autant présente
Que par un soleil clair.

Tu te refuses à nier le soleil.
Accepte la dérive quotidienne
Et l’avancée de l’ombre
Dans son vagabondage calculé.

Allonge le pas avec l’ombre
La tienne, jusqu’au soupir interrompu – le dernier –
Sachant à toute heure accueillir
Ainsi que l’ombre le soleil.

 

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PIERRE ETIENNE

 

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pierre etienne