Dès mon enfance,

Sous le pommier

Je promenais mon rêve,

Je devenais printemps.

On entre en son poème

comme en un monastère de mousses et de fougères,

d’eaux souterraines et de pluies

de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes,

si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas,

d’une assurance inouïe.

Entre la feuille et l’arbre
réside la Présence.

Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi :

Ma vérité est végétale,

Mon église, un nénuphar.

… et qu’elle nous révèle le lieu secret de sa méditation :

Emmitouflée d'amour

j’héberge du silence.

 

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JEAN LAVOUE

Début de la préface au recueil de Christine Guenanten

"De la nécessité du poème"

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bernard jean caron2,

Oeuvre Bernard-Jean Caron