La vie lourde battra à sa mesure la poussière
Combien de blé cette année pour la saison
Quelles gerbes à lier de désirs qu’on arrache à la haie
Quelles tresses pour la paume nouées blessant
La paresse d’été des moissonneurs
On couche sur le sol les journées pour les glaneurs
Ils sépareront le bon grain de l’ivraie
La douceur des farines et le sec de la balle
Le pain blanc pour la Ville
Ce qui reste, aux oiseaux, en prévision de leur départ,
A moi, la terre nue, pour y bâtir
Ce fantôme de champ qui ondule
Et le vent rien que
Le vent

 

.

 

ALEXO XENIDIS

 

.

jules adolphe breton,

Oeuvre Jules Breton