«Toi qui sais pétrir la «pierre errante»
La ciseler au ciel de l’enfance
De «la semence de l’eau » surgit
Transparence à l’aube des solitudes tues
Faut-il attendre la moisson des orages
Pour décloisonner éclairs et appels de la mort ?
Ceux qui illuminent les ténèbres de l’exil
Miroir fugace à la parole risquée
Ton verbe tranche la fulgurance mue
Afflue la source de l’immuable agonie
Le Poème la reflue gravée entre mer et désert
Ainsi rayonne une obscure clairvoyance
Polyphonique le poème sonate
Retrace la genèse du berceau
Repus les mots vigilants au Levant
La pensée ébruitée se déshabille
Le simulacre ne songe plus aux houles
Mais danse l’icône apatride
A l’horizon désilé de lumière
Quel lieu intime d’Orient
Creuse en ton visage de mots vespéraux ?
Un silence ourdi d’ultimes regards

Que voyellent, à l’aube, les cimes de cyprès

 

 

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HÉDI ANDRÉ BOURAOUI
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ORIENT