mercredi 26 juillet 2017

PUISSANCE DE LA DOUCEUR...Extraits

La douceur apparaît d'abord comme une défaillance. Elle déroge à toutes les règles du savoir-vivre social. Les êtres qui en font preuve sont parfois des résistants mais ils ne portent pas le combat là où il a lieu habituellement. Ils sont ailleurs. Incapables de trahir comme de se trahir, leur puissance vient d'un agir qui est constamment une manière d'être au monde. ... Dessous est la douceur, tapie. Sous chaque chose regardée, juste la ligne en dessous, c'est là, sous chaque chose touchée, chaque mot prononcé, chaque geste... [Lire la suite]
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mercredi 26 juillet 2017

DOMINIQUE DE VILLEPIN - PROPOS SUR ISRAËL

Ayons le courage de dire une première vérité: il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd'hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n'y a plus que l'engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L'État israélien se... [Lire la suite]
mercredi 26 juillet 2017

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE SA VIE

Ce jour-là, je ne me doutais pas que mon appétit pour la vie changerait à l’effet d’autant de brutalité. L’heure n’est donc pas à la réthorique, ni à la figure stylistique, vous me pardonnerez. Il était à peu près quatorze heures quand mon collaborateur posa ses bagages dans ma modeste demeure, empruntée pour mes congés. Nous ne manquions pas de travail, mais avec le soleil pour gouvernail, nous fumes guidés -contre notre volonté, c’est évident- au restaurant de la plage pour y déjeuner, avec la résolution d’ensuite échanger nos... [Lire la suite]
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mercredi 26 juillet 2017

DISSOUDRE

Regarde les tes pierres grises et sales Tu dis qu’en les retournant on y trouve Des grenades tranchées des rouges qui ruissellent Et l’or des fous qui pleure le long de la blessure Vive Regarde ce que tu vois et que personne Ne veut voir et remets les pierres en place Garde pour toi les cris le feulement et l’herbe Couchée sous les deux corps qui s’enlacent La trace de l’étreinte et le goût sombre du baiser Toutes les Eurydice dans les bras de Maman Perséphone Concierge de l’Enfer qui fait cuire ses poireaux Le monde qui a l’odeur des... [Lire la suite]
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mercredi 26 juillet 2017

L’ABRICOT

La couleur abricot, qui d'abord nous contacte, après s'être massée en abondance heureuse et bouclée dans la forme du fruit, s'y trouve par miracle en tout point de la pulpe aussi fort que la saveur soutenue. Si ce n'est donc jamais qu'une chose petite, ronde, sous la portée presque sans pédoncule, durant au tympanon pendant plusieurs mesures dans la gamme des orangés, Toutefois, il s'agit d'une note insistante, majeure. Mais cette lune, dans son halo, ne s'entend qu'à mots couverts, à feu doux, et comme sous l'effet de la pédale de... [Lire la suite]
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mercredi 26 juillet 2017

TOUTE PERSONNE QUI TOMBE A DES AILES...Extrait

Mes doutes, amers et inassouvis,s'écoulent dans les profondeurs du soir.La fatigue chante à mon oreille.J'écoute...Ce n'était pourtant qu'hier!Cela vient et toujours repart!Je connais les chemins du sommeil jusqu'aux contrées  les plus tendres.Je ne veux jamais plus y aller.Je ne sais pas encore où le lac sombreaccomplira mon tourment.Il y aurait là-bas un miroir,clair et impénétrable,désireux de nous montrer,étincelants de douleur,le fond et la raison des choses.   .     INGEBORG BACHMANN     . ... [Lire la suite]
mercredi 26 juillet 2017

CHIAROSCURO...Extrait

... rien sinon si loin déjà que la nuit, l'oubli que le jasmin et le miel le parfum de la figue loin dérobé et que l'aube rien sinon si loin que le bois d'ébène de quelques fruits au coeur encore nocturne ouvert sur ta nuque sèche   .     DEBORAH HEISSLER     . Oeuvre ?    
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mercredi 26 juillet 2017

LA CLARTE DES HEURES INHIBEES

Tu es présente comme une dérobée aux vestiges du bleu. Je suis friable à la nuit qui m’ensorcelle. Tout ce qui disparaît est une clarté dans de l’eau sèche. Dans ce court-circuit de vide, la parole est une fusillade du langage. Chaque mot devient un projectile vivace. Nos adolescences nous ont chargés des fièvres qui augurent la brûlure. Sac à dos de tourments que nous n’avons pas eu le temps de défaire. Notre enfance commune siffle sur les parois de ma mémoire. Tantôt comme des étourneaux joueurs, tantôt comme des coups de rasoirs... [Lire la suite]