lundi 14 août 2017

DEBRIS

Je ne sentirai plus Sous mes pieds la Terre qui tremble et se rebelle Voulant Cesser d’être ronde Ni mes côtes s’ouvrir devenues la carène d’un coraque Ou de la felouque où s’allonge le batelier Pour enlacer sa belle lorsque le Nil devient Fleuve de sang et de boue Je ne caresserai plus Ni les joncs de la rive et l’odeur de l’eau Ni rien qui soit vivant ni les déserts ni l’écume Ni la cime des arbres et les bras des statues Y sentant le frisson de la pierre qui prie sa délivrance Je regarderai Cachée, La main qui écrivait... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 14 août 2017

MON PAYS QUE VOICI...Extrait

Sur mon visage j'ai dessiné les signes du Samba et je remonte lentement ô mon Pays le lit de ton Histoire parmi la pierre à feu et le silex taillé Et l'odeur acre de la poudre se mêle à la senteur douceâtre des abricots Tu ne connaissais point le sacrificateur au couteau d'obsidienne et qui ouvrait au valeureux guerrier le chemin du soleil Par la voix des Butios l'oracle des Zémès gouvernait le Pays des cent grottes et les Chémis maîtres des destinées humaines se partageaient l'espace veillant sur ton enfance ô mon Pays Mais un... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 14 août 2017

POUR LE PLAISIR DE ME REDIRE

Je méprise les hommes et les femmes lurons en présentation d'armes chaque matin devant les drapeaux et qui marchent en rangs, mâtinés et trémoussant dans le pas cadencé comme des figurines de parades. Je crache sur la face des hominidés imperméables à tout ramage et gazouillis d’oiseaux, les dictateurs par passion qui ont commercé le blanc-seing des jours à venir afin de grimacer d’extase, d’un œil rétif, devant le supplice des peuples séquestrés dans l’abîme de leurs girons. Je me moque des prieurs que l’on appelle fidèles, ces... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

AU NOM DE L'HUMANITE

Nous vous remercions. Mon voisin, mon ami, Ils étaient venus agresser la voisine Tu n'as rien fait Ils t'avaient dit qu'elle se prostituait Ils l'ont violée puis, ils lui ont lacéré les seins au nom de la société et de sa morale Et tu t'étais tu Mon voisin, mon frère Ils étaient venus m'humilier Tu n'as rien fait Ils t'avaient dit que j'étais un libertaire Ils ont parcouru mon corps de rapières Au nom de l’État, des prélats et autres vicaires Et tu t'étais tu Mon voisin, ô mon voisin   Ils étaient venus... [Lire la suite]