je dis ce que je vois

la porteuse de peau

au buisson des ardents

même si dans le rosier

le rouge-gorge est en haillons

peindre n’a pas de limites

car le peintre a un prochain

les formes sont encore nues

dans les intuitions de la main

pour en surprendre les limites

le corps sera le seul voyage

on s’approche ainsi d’un jardin

où la nuque se détache d’un oiseau

par une pincée d’intuition

sans repères qu’une bouche

attelée à une autre bouche

et la langue pour faire un vœu.



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MARCEL MIGOZZI

 

 

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FATAT BAHMAD

Oeuvre Fatat Bahmad