jeudi 3 août 2017

LA MONTAGNE PREND LA PAROLE

Et voilà mon silence dur fonçant sur le moindre bruit qui ose. Je souffre de ne pouvoir donner le repos sur mes flancs difficiles Où je ne puis offrir qu'une hospitalité accrochée, Moi qui tends toujours vers la verticale Et ne me nourris que de la sécheresse de l'azur. Je vois les sapins qui s'efforcent, en pèlerinage immobile, vers l'aridité de ma cime. Plaines, vallons, herbages et vous forêts, ne m'en veuillez pas de mes arêtes hautaines ! J'ai la plus grande avidité de la mer, la grande allongée toujours mouvante que les... [Lire la suite]

mardi 1 août 2017

CARLO BORDINI...Extrait

Il y a quelque chose d’obscène Nous qui sommes tout entier recroquevillés dans nos rêves nous savons que Il y a quelque chose d’obscène dans les rêves d’autrui Il y a quelque chose d’obscène qui consiste dans le fait que les rêves d’autrui sont / absurdement / et épouvantablement pareils aux nôtres et dévoilent la honte de nos rêves privés leur petitesse infantile leur caractère honteusement (pour nous) préfabriqué et puisque ils sont tous pareils nous sommes jaloux d’eux et nous les haïssons quand nous savons qu’ils sont rêvés par... [Lire la suite]
mardi 1 août 2017

SONATINE POUR PIANO

Viens ici, faisons une poésie qui n’ait senteur de rien et cependant tout dise, et soit ruisseau de sons grêles qui dans les sables se perd et meurt quand son murmure s’amenuise ; faisons une sonatine pour piano à la Maurice Ravel, petite musique incohérente mais sans complications, de toute façon crois bien qu’à gratter le fond point de sens ; faisons quelque chose d’un genre léger.   Viens ici, point même besoin d’aller déranger la Nature avec ses graves paysages et les pyrotechniques astrales ; nous n’irons... [Lire la suite]