dimanche 10 septembre 2017

PUISQUE BEAUTE IL Y A...Extrait

...   Dans la voix du poète, comme une peur de mourir de sécheresse. Et puis ce regard qui cherche à déserter ce qui l'envahit.                                La page encore trop habitée. Et lorsque la rage est d'être seulement une tendance qui fait fureur, ayant perdu son art de faire remuer et nous salir les lèvres.   Et lorsque les gestes d'offrir et d'accueillir sont... [Lire la suite]
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dimanche 10 septembre 2017

ZOHRA MRIMI

On m' a appris à souffrir Mais pas à vivre Alors j' ai ouvert un livre Je n' ai retenu qu' une seule phrase Les livres sont faits d' eau De précieux mots On écarte tout ce qui retarde cette traversée Je m' en vais rejoindre l' hiver L' histoire glisse sur ce grand désert vêtu de Blanc Sur terre Gèle la misère   .     ZOHRA MRIMI     .       Oeuvre Jungho Lee
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dimanche 10 septembre 2017

PUISQUE BEAUTE IL Y A....Extrait

...   nous disent les arbres   ce que la terrecontient de passéet ce peu de futur   dans l'embrasuredu sinistre   il n'y a plusde musiqueà nos fenêtres   des moustiquesdans l'embrasement des trilles   les grincements des invectivesdes plissements dde pierrede mon gosier d'oiseauj'écris    ...   Notre aventure, de ne vivre pas autre chose que nous maintenir, accepter, puis traverser, et faire en sorte à ne pas perdre pied, se tenir entre les sombres parfums et les ombres... [Lire la suite]
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samedi 9 septembre 2017

LA CHASSE

Prenez-garde animaux à poils et à plume, la chasse, aujourd’hui est ouverte ! Sachez que les chasseurs ne chassent que par plaisir et non par faim, et n’ont donc pas de limites à vous trucider. La chasse est la rencontre nauséabonde de la mort d’un être et du petit plaisir malsain d’un individu qui tue, non pour se nourrir, pour se protéger, pour faire de l’argent ou par accident, mais pour jouir de la prérogative de donner la mort. Le chasseur traque, fusille, piège par jeu, et abaisse ainsi l’homme à un degré de cruauté dégradant. ... [Lire la suite]
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vendredi 8 septembre 2017

LE CORPS DU POEME

 ... La fleur s’ouvre au soleil et, quoique dans la même espèce le nombre de pétales parfois varie, il n’y a jamais rien à lui ajouter ou à lui retrancher pour lui donner la perfection. Le lézard, le serpent, le cristal, le galet, le filet d’eau qui coule de la roche sont de si éclatantes réussites que rien ne les pourrait améliorer. Ainsi doit être le poème (quand on considère qu’il est sorti de la période de travail, et que l’on a décidé de la montrer et possiblement de le publier). Il doit se présenter comme un poisson dans... [Lire la suite]
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vendredi 8 septembre 2017

LE FIGUIER

 Parce qu'il est rugueux et laid parce que toutes ses branches sont grises, j'ai pitié pour le figuier. Dans ma villa il y a cent beaux arbres : pruniers ronds droits citronniers et orangers aux bourgeons lustrés. Au printemps, tous se couvrent de fleurs autour du figuier. Et le pauvre semble si triste avec ses branches tordues qui jamais ne s'ornent de bourgeons serrés. Alors, chaque fois que je passe à ses côtés je dis, en procurant à mon accent la douceur et l'allègresse : "C'est le figuier, le plus beau des arbres de... [Lire la suite]

jeudi 7 septembre 2017

SI DIEU ETAIT UNE FEMME

" Et si Dieu était une femme? demande Juan Gelman sans se troubler le moins du monde. Ah ça, si Dieu était une femme il se pourrait que les agnostiques et les athées nous n'eussions pas dit non avec la tête et dit oui avec nos tripes.Peut être eussions nous approché de sa divine nudité pour baiser ses pieds, point fait de bronze, son pubis point fait de pierre, ses seins point fait de marbre et ses lévres point faites de plâtre. Si Dieu était une femme elle ne s'installerait pas lointaine, au royaume des... [Lire la suite]
jeudi 7 septembre 2017

IMAGINE

imagine l’immense,mer ou plainede grands vaisseaux isolésou des arbres que traverse le ventimagine la cruela crue d’un fleuve ou d’une âmeet cette eau qui bouillonneet ce vent qui la froisseimagine des êtres passanthélant les autres ou la poésiecrevant de chagrinpour des rendez-vous manquésimagine des passages ouvertspuis sans issue soudainet partout des guetteursde l’effondrementimagine un ciel renversél’ombre des maréesles mots grattés à vifpour les réduire au silenceimagine la transparence…Tes songes alors t’arrachentet... [Lire la suite]
jeudi 7 septembre 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Il suffirait de si peu…Un claquement de doigtsun envol soudainun songe pétrifié.Il suffiraitd’une main à demi ferméede la nudité d’une pluie d’étédu resserrement de la nuit.Il suffirait detendre les mots pour broyerpour arracher les voilespour rejoindre le fleuveet s’y perdresans amarresans promessesans mots pour hélerjuste avec au ventrele creux tel un nœudcoulant…   .     AGNES SCHNELL   .  
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jeudi 7 septembre 2017

HIERARCHIES...Extrait

Le temps, me dit-il, c’est le cœur… Longue portée des mots, longue portée du cœur ?... J’ai beau savoir aussi que le cœur ne dit pas ses clôtures et n’avoue pas de fautes, j’allais me répétant le temps : « le temps, me disait- il, c’est le cœur »… L’oiseau communicatif des mots appréhende l’espace, or voici que soudain, sous sa voûte certaine, je me suis vue nue à même la nudité du temps – vieux cœur à cœur tenace compris par l’horizon.   .     GABRIELLE ALTHEN     .    
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