N’entre que dans la cathédrale des hommes qui doutent. C’est largement suffisant pour s’y perdre et trouver le sens d’une route. Tu trouveras en eux la flamme des silex, la caresse des corps en larmes, l’édifice indispensable des vieilles villes. Les ports n’existent que parce qu’il y a des océans. Là-haut n’est qu’une catastrophe de mensonges et d’à-peu-près. Préfère-lui la complexité des étoiles, le vertige des trous noirs, l’opiniâtreté des chercheurs de langues et la douceur nommée des longues soirées d’automne. Mais ne crache jamais sur ceux qui rêvent et s’embrouillent, ceux qui se sont perdus un jour de n’avoir jamais trouvé un chemin. Tiens promesse à tes réveils difficiles. Toute la fatigue du monde doit s’enrouler à l’immense vis de la ferveur qui est en toi, celle qui transperce tes jours gris. Et si un jour ce que tu cherchais depuis toujours resplendit en toi, que cela éclabousse les actes de ceux qui restent patiemment à l’étude.

 

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BRUNO RUIZ

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BRUNO