Rocher rauque et baroque au vif escarpement du rêve abrupt le malaise des manèges se prolonge aux anfractuosités du songe rocailleux rongé d’épines le cauchemar profondément inhabitable. Aux affres du désarroi le chiendent s’entrelace aux orties de la blessure dans la jubilation des racines qui saignent entre nos jambes nos plaies à rougeoyance de caillots enflammés rallument les échos de nos douleurs. La détresse tressée d’angoisse n’est pas mon paysage quotidien ni mon voyage fondamental le désespoir non plus aux arêtes de la peur angulaire alors j’ai replanté mes joies fertiles hors de la rage des avalasses ravageuses mes déchirures livrées au surgissement de l’aube rugissement du scalpel en feu de chirurgie.

 

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FRANKETIENNE

 

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haiti