Tu verras! J'ai accroché le trousseau à la vieille ferrure du petit mur en pierres. Le vent, à ta venue, saura les faire tinter.
La petite, c'est pour les rêves, quand ils demandent à sortir pour dire leurs besoins. Ne referme pas la porte : ils ne pourraient plus rentrer!
L'autre, la plus rouillée, c'est celle de la remise où j'entasse mes habitudes au lieu de les jeter. Ne va pas trop y voir, ça sent le renfermé.
La troisième, malheur! c'est si tu ne restes pas. C'est celle de tous les champs où plus rien ne pousse, où le silence s'enferme dans les doubles tours. Il vaut mieux l'oublier.
Mais la dernière, tu verras, la plus forte, la plus vraie, c'est celle de nos rêves, la clé de nos mystères. L'amour, à ta venue, saura la faire tourner.

 

 

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JOËL GRENIER

 

 

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