A Geoffrey Oryema

 

 

 

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Feuilles, petites aiguilles qui claquent
comme claque le vent contre les jours
et perce peu à peu le brouillard

 

Voici le temps, mon âme. Retourne-le sans hâte.
Traverse chacune des arches qu’il érige ;
prends dans ta main les pierres
qui jalonnent le passage
de la terre jusqu’au ciel
et de nouveau à la terre

 

 

 

Il n’existe aucun chemin ;
la quête que nous poursuivons
repose en chaque chose approchée
en chaque instant qui délivre ses clartés.

 

Le temps ne s’écoule pas. Le temps
brûle à nos côtés, silencieux
et bordé de roc qu’il fissure
lentement, dans le désert intérieur.

 

Aucun chemin. Juste quelques pas
à la lisière de l’aube.

 

 

 

HELENE DORION

 

 

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