jeudi 26 juillet 2018

ET SI L'ARBRE BRÛLE

  Et si l'arbre brûle reste la cendre et la lumièredans le désert les cactus prennent racine. Si les sources se sont tariesil pleuvra à nouveaule jeune fils reviendraà la maison abandonnée. Sous la neige épaisse les graines veillentà la frontière de la cour le vent mauvais s'épuise. Et si nous sommes restés nuset entourés de loupsnotre décision de nous battrereste intacte.     .     DIMITRIS MORTOYAS . . . Oeuvre ?  

mercredi 25 juillet 2018

LE FAVORI DU ROI

 Dans la république monarchique qui est la nôtre, le président de la République court moins le risque d’être républicain que celui de devenir monarque. Le républicain sait qu’il est au service de l’Etat ; le monarque veut que l’Etat soit à son service. Le jeune Emmanuel Macron est entré sabre au clair dans la République en faisant savoir qu’il la restaurerait après les longs mandats présidentiels qui l’ont  mise à mal. Mitterrand fut traître à la gauche, Chirac traître au gaullisme, Sarkozy  traître à Chirac et... [Lire la suite]
mercredi 25 juillet 2018

ON M'APPELLE L’ANGE DÉCHU

Le cosmos m’a enfanté J’ai quitté l’éther pour un ventre de femme J’ai quitté l'éden pour capter le chant des hommes     Je suis   La spirale de plumes éventant vos baisers Les ailes abritant vos membres emmêlés Les rémiges blanches éclairant vos alcôves Je vois vos corps frémir à l’appel Sombrer dans cet or dont je ruisselle Vous ployez sous tant de chatoyances Et je taraude vos fibres dérobées Les griffe et les lisse les tords et les caresse   Je suis le Désir qui jamais n’est comblé ... [Lire la suite]
mardi 24 juillet 2018

POEMES POUR RAOUDHA...Extraits

  En présence des illuminations d’Ibn Arabi  et des oiseaux d’Attâr  mon cœur est uni  vêtu des fleurs de l’Andalousie  je dévoile l’histoire du papillon de Raqqa  qui danse sa mort  et Jamila multiplie Raoudha  l’azur éternel de l’enfance  j’écris sans écrire la transe  le maqâm de l’infini cosmique     ...   Comment démêler le désert le linceul et les psalmodies du vent comment redéfinir l’éloge du vide l’absence comment retrouver les... [Lire la suite]
mardi 24 juillet 2018

UNE MISSIVE D'ARGILE

Je t'adresse une missive d'argilesur la pointe de nos pieds fragilesnous la bercerons - vasque docile Chaque jour une flamme nouvelleréveillera les mèches anciennesdes charbons d'étoiles c'est myriades ! Dés l'aube, nous bénirons une fleurchoisie parmi les mots de notre jardinsecretnous l'aiguillerons de nos regards aimants Nous serons au vent, à son souffle arrimés     .     CARMEN PENN AR RUN     .        Oeuvre Margarita Sikorskaia      
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mardi 24 juillet 2018

ALORS BEAUTE

Alors beauté tu es venue tu m’as je crois demandé l’heure je resterais là dans la rue devant toi pour l’éternitéEt devant toi voir-être vu et pénétrer dans l’inconnu devenir ta raison secrèteEtre éclairé par le mystère et être admis par l’interdit être écouté par l’inouï et reflété par la merveille et le mirer aussi bien qu’elle Tes yeux d’enfant enclos dans l’ombre deviendrais-tu plus belle en montant l’escalier et de grâce parfaite au septième palierEt les fleurs du mancenillier sur le papier peint de sa Chambre Tes yeux jardins... [Lire la suite]

mardi 24 juillet 2018

IL NEIGE DANS LA NUIT ET AUTRES POÈMES...Extrait

  Ils marchent, ils marchent, les réacteurs atomiques,et passent au soleil levant les lunes artificielles.Et les camions d’ordures, au point du jour,ramassent les morts sur les trottoirs,cadavres d’affamés, cadavres de chômeurs. Ils marchent, ils marchent les réacteurs atomiques,et passent au soleil levant les lunes artificielles.Au soleil levant, la famille de paysanshomme et femme, âne et charrue de bois;l’âne et la femme attelés à la charruelabourent la terre. Une poignée de terre. Ils marchent, ils marchent, les réacteurs... [Lire la suite]
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mardi 24 juillet 2018

LE VRAI LIEU...Extrait

Vous savez, on ne pense pas autrement qu’avec des mots. Et les mots pour penser le monde aujourd’hui, je ne les aime pas, ce sont les mots de la consommation, les mots du libéralisme. Des mots qui ostracisent aussi les nouveaux arrivants de la société française de manière à les écarter. On a parlé des cités, ensuite des quartiers, puis des zones sensibles. Des mots pour séparer. À cette heure où nous parlons, il est vrai que je m’inquiète, oui, de l’évolution des mentalités de manière générale. De la pénétration dans les... [Lire la suite]
mardi 24 juillet 2018

HENRI PICHETTE...Extrait

Au soir,L'endormement des petits oiseaux.Dans le reposoir du rosier sauvageL'aiguille libellule immobilise la gaze des ailes.Un effet de lune bombe la face de l'étang.Restes d'un feu de jardinier,Mille braises tremblantesRêvent leur fumée.   .     HENRI  PICHETTE     .  
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mardi 24 juillet 2018

SARA OUDIN...Extrait

Ma vulnérabilité est ma couronne. A chaque éperon une larme étincelante, recueillie au bord de l'étang noir de ma mélancolie. Une fleur aux pétales de sang, arrachée au coeur de l'aigle qui traque inlassablement sa proie au flanc des montagnes lointaines. Une écaille de nacre irisée, abandonnée sur le sable par l'une de mes soeurs sirènes en quête de naufragé pour chanter. Et cet oeil plus profond que l'eau d'un puits, qui culmine au milieu du front, serti dans les griffes d'or de la confiance, cet oeil grand... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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