mercredi 10 octobre 2018

OISEAUX

Les yeux partis du front des aveugles deviennent des oiseaux. – Les petits oiseaux, passe encore ! allez-vous dire, mais les grands ?…Les grands oiseaux, ne voyez en eux que des yeux exorbitamment épars depuis des temps immémoriaux.Quelle force au surplus pourrait empêcher les yeux de grandir, une fois dans le libre azur ?Roitelet : œil de poupon !Mésange : œil de fillette !Fauvette : œil de garçon !Bengali : œil d’infante !Pinson : œil de page !Linotte : œil de bohémienne !Moineau : œil de gavroche !Alouette : œil de pâtre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 10 octobre 2018

SILENCE DE MIDI

  Tes mains sont ouvertes dans les longues herbes fraîches,Les bouts des doigts pointent telles des roses en fleur :Tes yeux souriants respirent la paix. Le pré luit puis s’assombritSous un ciel de nuées qui se dispersent et se rassemblent.Tout autour de notre nid, aussi loin que l’œil puisse voir,S’étendent des champs dorés de boutons d’or, bordés d’argentLà où le cerfeuil sauvage longe la haie d’aubépine.C’est un silence visible, aussi immobile que l’est devenu le sablier. Dans la profondeur de la verdure fouillée par le... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2018

ALFONSINA ET LA MER / ALFONSINA Y EL MAR

  Sur la sable doux que caresse la merSes traces sont sans retour,Un chemin solitaire de peine et de silenceEst arrivé jusqu’à l´eau,Un chemin solitaire de peine silencieuseEst arrivé jusqu’à l´écume des vagues.Dieu sait quelle angoisse t’accompagna,Quelle longue souffrance ta voix a tué,Pour que, bercée, elle se réfugieDans le chant des coquillages,La chanson que chantent au fond de la merLes coquillages. Tu t´en vas, Alfonsina, avec ta solitude,Quels nouveaux poèmes es-tu allée chercher,Une voix lointaine de vent et de selA... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2018

LA PEINE ET SES ETOILES

Que la peine soit lourde ou légèreQu’elle soit profonde ou passagère,Il existe toujours trois étoilesQui sont comme des guides. Trois étoiles qui nous aidentA éviter la peine ou à vivre avec elleEt à la traverser. L’étoile du tempsQuand tout parait désert, brulé et désoléParce qu’on a trop souffert,Le temps qui passe peut encore nous aider.Lentement, patiemment, grâce au temps,D’autres joies, d’autres rêves,Viennent se glisser en nous … L’étoile du veilleurÊtre veilleur, c’est tenir une lampe alluméePour empêcher la peine... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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mercredi 10 octobre 2018

LE PETIT PRINCE ...Extrait

...   Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns qui voyagent, les étoiles sont des guides, pour d’autres, elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes. Pour mon directeur, elles étaient de l’or. Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a… Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2018

LA REDEMPTION DES PEUPLES...Extrait

Un enterrement à Calvi Sur la place de l'église balayée par un vent violent, des dizaines de personnes venues de tout endroit de Corse et en particulier de Castagniccia attendaient le malheureux. J'étais à deux pas du cercueil et devant moi le prêtre officiait face à la foule. Que disait-il? Après avoir parlé du défunt, il lui promettait ou il espérait pour lui une vie dans l'au-delà.J'étais atterré, angoissé par cet enfermement. Moi qui savais et qui devais encore me taire, supporter encore une fois le vieux supplice de l'égarement... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2018

LETTRE D'EXIL

Vit encore, vaguement, vaguelettes frangées aux écumes amères,Bouge, gré des marées, filet jaune accroché au rocher, cédant,Qui disparaît, revient, message au dérisoire,Flotte, bercée par les poissons et les oiseaux de mer,Muette se balance entre l'eau et le ciel, terre lointaine, déjà...Et se défaitBribes d'humain qui perd son langage, trouve celui de l'animal,Puis de l'algue et ses lascivités de l'à quoi bon,Guette déjà le lent mouvement des sables s'enroulant qui s'usent,Parle une langue de pierres noires de silex de coquillages... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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