L'air au goût de sauge
abeilles et lavandes dans le même soleil
ombre douce de l'amandier...
Le vent chasse le vent
mais qui parlerait d'usure ?
Les distances sont au coeur
comme neige d'avril
l'âcre goût d'un signe
en fraude et qui s'éteint
Mais la brûlure sur nos visages démunis
et les traces peut-être dans la mémoire
ô lumière suppliciante !
Pour que l'herbe retienne encore
ce tremblement d'espace

 

...

 

Un creux d'herbe vivante
où le visage même du néant
arrache un peu de sa tendresse
au mouvement du coeur le plus vaste
et le sang de la ronce sur les mains
pour retrouver la source de l'espace

 

 

.

 

 

PIERRE ALBERT JOURDAN

 

 

 

.

 

 

monet4,

Oeuvre Claude Monet