On est là, en équilibre.

La lumière est traversée

d’ombres brèves. On reste encore

pour l’espace, pour les branches,

pour l’ombre bleue, pour le merle,

pour les visages un instant

dans le jour sans nom.

Pour ce qui ne revient pas.

On reste encore pour ce qui vient.

 

Où il y a l’attente,

longtemps,

et sans retour,

où il y a dire, et puis ne plus pouvoir dire,

où il y a écouter et puis ne plus pouvoir écouter,

où il y a regard et puis tenter de regarder encore,

et sans retour.

C’est un chant,

et malgré la douleur, il n’y a rien d’orphique,

c’est un chant sans retour.

Chaque mot creuse,

là où il est pour un instant,

là où il est,

même dans l’absence. 

 

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JACQUES  ANCET

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