Je vis soudé à mon poème
Buvard qui absorbe mes émotions
Quand elles débordent du lit
De la vie
Et dans les pages que j’écris
Je capte toutes les lucioles du monde
Baisers de feu
Sur les lèvres intranquilles du réel
Et l’univers m’accueille
Comme un enfant nouveau-né
Couvert de mots
De peur 
De colère
Mais aussi d’un collier d’amour
Que je porte toujours au cou
Pour conjurer ma vie
Je suis mon propre poème qui va
Comme un torrent
Invente sa mer
Comme un éclair
Vomit sa lumière
A pas d’homme désarmé
Vers l’innocence de son pays
Ce drapeau d’humanité
Que je colporte à bout de bras
Et qui me fait aimer le genre humain
Ecoute
Lis
Mon poème est là
Il te tiendra chaud
Et plus encore il te guérira
Car je l’ai écrit pour toi
A l’heure intime des métamorphoses
C’est un poème-papillon
Qui frissonne
Une lettre que l’infini t’envoie
Une rosée
Un pollen
Un voyage sans frontière
Un peu de moi
Un tout-moi qui dit nous

 

 

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ERNEST PEPIN
Faugas
Le 5 Février 2019

 

 

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