samedi 6 avril 2019

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Ce que le vent traverse -- ton coeuret les nuages, l'enfance et tous tes rêves ; ce que le vent traverse -- la forêt sans chemin où le soleil transperce les feuillages ; ce que le vent traverse -- les yeux ouvertsdans le visage fermé de ce jour, cette tache rouge qui s'étend lentementsur ton oeil gauche comme pour le noyer de sang ; ce que le vent traverse -- ta voix, inaudible,tes pas,qui s'éloignent ; ce que le vent traverse -- le cri blancdes mouettes mortes sur le sable grisde cette plage ; ce que le vent traverse... [Lire la suite]

samedi 6 avril 2019

FARFALLA DI DINARD...Extrait

  Le petit papillon couleur safran qui venait chaque jour me trouver au café, sur la place de Dinard, et m’apportait (me semblait-il) de tes nouvelles, sera-t-il revenu, après mon départ, sur cette petite place froide et éventée ? Il était improbable que le glacial été breton fît naître des vergers transis tant d’étincelles toutes pareilles, toutes de la même couleur. Peut-être avais-je rencontré non pas les papillons, mais le papillon de Dinard, et la question à résoudre était de savoir si ce visiteur matinal venait exprès pour... [Lire la suite]
samedi 6 avril 2019

FÊTE FORAINE

Entre lanternes & étoiles se balançant la fête   Si petite l'église & trop grand pour les yeux le monde cherchant à retarder le sommeil   Orient de quatre sous fétiches & présages Ici on gagne des cigarettes des poupées grandes comme des femmes   quand la chance tourne sa crécelle & que le cœur oublie de battre     .     RAYMOND FARINA (Extrait de Sagesse de Klee, in Anecdotes, Editions Rougerie)     .      Oeuvre Paul... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 6 avril 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI....Extrait

Depuis les aquarelles du passé Assis et enchaînés à leurs chairs inertesIls nous regardent, les morts Ils ne nous jugent pas Les yeux largement étendusIls nous regardent passer Nous sommes leurs fantômes Leur illusion d’avoir autrefois existé sur le mur de la caverneLeurs reflets inconstants jouant à la surface d’un absurde miroirFeux follets égarés dans une nuit semblable au jourLeurs empreintes orphelines Ô mèresÔ pèresQui ont l’âge des pierresPourquoi nous avez-vous abandonnés ? Je porte un nom... [Lire la suite]