Il est des lieux limpides où dorment les lumières, 
Filtrant l'intimité comme un secret d'église,
Ces endroits qui invitent à se mettre en prière,
Délivré du vulgaire à la mine trop grise.

Cette grâce qui vient gercer les plaies impures,
De nos fronts fatigués des pensées qui déroutent 
Et fait la seule ride d'un horizon si sûr, 
Vers des lèvres qui lèvent le voile de nos doutes.

Il est des lieux profonds qui parlent comme la mer,
Quand notre âme a repris sa lenteur à aimer, 
Et les pas d'un rêveur tranquille et solitaire.
Sur le chemin si doux qui mène au passé.

J'aime ainsi promener ton ombre à mes cotés
Comme un amant comblé d'un amour tant aimé,
Prendre ton bras fantôme en des endroits divins, 
Et suivre ton sourire aux lèvres du destin.

 

 

.

 

 

PATRICK CHARLES MULLER ©

 

 

.

PAT