dimanche 7 juillet 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Mon enfant court tout autourTout autour de la mer La mer, île des temps passés Que le vent a emportée Lorsque soufflant sur le Ciel de la marelle La Terre s'est renversée Mon enfant court tout essouffléTout autour d'une dune enfarinée Une mamelle de pain blanc Tiède, laiteuse et parfuméeMariant rondeurs enneigéesA la chaleur des profondeurs Mon enfant court autour d'un œil vert Tandis que dansent sur ses chevillesLes longues herbes des pupilles Cils ondulants du bord de rêveVers les savanes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,

dimanche 7 juillet 2019

COMME UN BRUIT DE JARDIN...Extrait

Un sein dont l’aréoleaurait pris le dessusUn sein ouvert commeune outre de laiton diraitun lait de matin bouilliqui ne veut plus redescendreUn voile de lunesur un lac de montagneon est haut encoremais l’œil lisseUn sein passé au talctéton rentré à peine îlot de brumeUn sein qui crève l’écran de sa peau brunehisse sa neigeUn sein sans soutiensinon celui de ma main C’est ce marronsorti de bogueet que je tournejusqu’aux farines de mes rêves     .     JACQUES MOULIN ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 7 juillet 2019

ECRIRE A VUE...Extrait

  Souviens-toi des chardons que tu mangeais à cru dansle sommeil des combes Ta main hante l’ombre des herbesfouille la ligne des cœursdéjoue l’épine sous la fleur Tu mets du mauve à tes dents Tu regardes le fond d’épicéas tout pèse ici au pied de l’horizon Rien ne surgit plus que la buseconfinée en sa ronde Pour manger l’artichaut des pays par-derrièrel’artichaut vrai des jardins à climatsil faut crever la combe passer la pierre Tu gardes comme un charbon dans l’œilTout bataille tu relances la vieemportant sous ta robe les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
dimanche 7 juillet 2019

GENEVIEVE CLANCY...Extrait

  ...  Il y a cette coupe de temps où l’avenir se suspend pour laisser voir le Tout. Puis le poids revient sur l’éveil nous rendant à la nostalgie.Est-ce la présence ?Il y a cet appel mélancolique qui monte de la beauté, écho de nos peurs à briser les attaches des rêves qui ont perdu la mémoire du vol.Est-ce la présence ? (…)La présence, passeur traversant les formes pour délivrer les profondeurs qu’elles retiennent… "     . GENEVIEVE CLANCY .