Sans le silence et son Chant,
Sans cette énigme nue 
Posée sur le front têtu de nos nuits,
Sans cet amour qui nous courbe
Comme épi de lumière 
Jusqu’à sentir passer en nous
Le vent de la tendresse,
Sans cette patience infinie du soleil 
Soulevant un à un 
Chacun des cils de la terre,
Serions-nous jamais de cette fête
Où le ciel sans défaut et l’humus de nos cœurs ne font qu’un
En un regard qui nous absout, 
Nous appauvrit,
Nous relève et nous simplifie.

 

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JEAN LAVOUE

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Zoheir Brihoum2

Photographie Zoheir Brihoum