LE VILLAGE PREMIER EST L'ENTITE SUPERIEURE

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Le berceau des origines, nous le voyons ici en Corse avec beaucoup d'acuité, est constitué par le village premier.
C'est avec lui que le dialogue intime est le plus fort, avec lui que nous ouvrons notre cœur sans restriction et de la manière qui nous convient.
Le village est à la fois un ensemble de maisons, un ensemble de familles, et son pourtour naturel, accolé à la montagne. Cette montagne qui fait partie du village comme un confident tutélaire.
Ce périmètre naturel et atavique qui est un véritable temple antique, nous n'oserions pas briser d'une simple plume mal placée son harmonie.
C'est donc à lui que l'humanité devra remettre pour chacun qui y revient les clefs de la préservation du monde.
Il sera alors impensable d'envisager sur cette terre sacrée et intouchable une usine thermique au fioul par exemple ou tout autre danger et verrue oculaire. D'un coup, l'écologie se résout ici par la préservation ancestrale, par la volonté absolue de non défiguration du lieu vénéré et le souci constant et naturel de la santé et du bien-être des siens.
Le village est en effet la seule cité éternelle. Jérusalem, Rome et Médine qui osent cette prétention universelle, si elles étaient au commencement un lieu de respect et d'appartenance exclusive et franche aux populations locales, furent par la suite - en tant que flambeaux de trois représentations trompeuses- galvaudées par la charge du mensonge qu'elles véhiculèrent.
L'heure est venue de remettre la planète entre les mains de ceux qui la respecteront le mieux. Par le retour vers le berceau premier. Retrouver la franchise du verbe et de la pensée, partout sur la terre.

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L'IMMIGRATION DU MONDE: UNE SOUFFRANCE ET UN STRATAGEME POLITIQUE

 

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Quand on fréquente certains pans de la meilleure littérature antique, tous affirment que l'exil est le pire des maux.
Il l'est aujourd'hui encore, davantage sans doute, car parfois le retour chez soi est compromis par une longue absence et la perte de son ancienne maison familiale.
L'homme n'est jamais aussi bien, jamais aussi destiné que sur sa terre maternelle. C'est là que ses ancêtres ont grandi, c'est là qu'il tire sa force, sa dignité, son essence, quelle que soit sa situation au sein de sa communauté.
Mais les sirènes maléfiques des porte-voix d'un système financier mondial ont fait croire le contraire!
Parce qu'ils voulaient briser l'Antiquité simple, ancrée et crédible. Pour cela, il fallait de la main-d'œuvre et surtout chambouler le monde par des déplacements de populations inscrits dans leur programme!
Ce programme catastrophique qui par ailleurs bouleversa le climat et fait se profiler à l'horizon - si des mesures écologiques urgentes ne sont pas prises - des déplacements sans nombre pour des raisons climatiques. C'est alors, si rien n'était fait pour sauver la planète, qu'ils expliqueront que ces déplacements de population sont irréversibles!
En réalité, ils ont voulu mélanger le monde pour faire disparaître de chaque pays le mot "étranger" et pouvoir ainsi avoir partout les coudées franches, dissimulant leur étrangeté à eux, partout sur la Terre, derrière le flot d'hommes et de femmes qu'ils ont contribué à déplacer.
Mais, évidemment, tout ceci n'est que leurre, piège et souffrance. Et c'est pourquoi le retour de ceux que l'on a manipulés puis déplacés contre leur gré devra s'effectuer vers leurs terres maternelles. Enfin!
Après tant de malheurs, de difficultés, après tant de coups d'essai infructueux entre la prétendue intégration et en réalité la désintégration obligée de leur berceau d'origine.
Après tant de mésententes, de difficultés, de rancœur exprimées ou enfouies, entre ceux que l'on a contraints à l'exil et ceux à qui le même "on" a obligé à exercer une hospitalité non désirée.
"Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà" et voilà que les tenants du déplacement et du bouleversement ont voulu jeter cette vérité du bon sens pour imposer à la place une erreur fatale.

Désormais, plus d'hommes libres chez soi, plus de peuples, plus de cultures distinctes, seulement des consommateurs sans visage, incarcérés hors de chez eux dans le tout commerce et le tout travail, ou bien des hôtes à qui leur propre terre sur place n'appartient plus, dont on dispose, et à qui on impose le devoir de recevoir ceux que l'on a déracinés au loin! Quelle farce!
"Quel est ton nom et ta ville et ta race?", voilà le seul credo crédible. Ce crédo non monothéiste, antique, réel et terrien, qui revient sans cesse dans l'Odyssée d'Homère pour signifier que l'hôte exerce l'hospitalité sur un temps limité et raccompagnera l'étranger en lui souhaitant bonne route lorsque celui-ci, naturellement appelé par le désir de sa terre, retournera parmi les siens.
Mais dans l'ère actuelle, les créateurs conscients des monothéismes et des funestes mouvements commerciaux et financiers, ont voulu nier le mot "race", c'est-à-dire nier et détruire les races en prétendant les défendre! Un comble!
Les heureuses différences, les heureuses nuances qui existent de par le monde, qui sautent aux yeux et aux oreilles quant aux visages, à la langue et au comportements, ils ont voulu les détruire, ils en ont fait un crime pénal si d'aventure cette négation de l'évidence et cette destruction étaient contestées!
Mais pourquoi s'aveugler encore? Le modèle insensé qui prône la promiscuité entre des communautés qui n'ont rien à voir entre elles fait du mal à tout le monde. Il est un danger pour la sérénité de chacun, un danger pour la transmission de chacun, un péril pour le véritable respect des différences qui se doit de mettre entre les uns et les autres les salutaires distances d'origine, à savoir des kilomètres de terre ou de mer.
La visite, le voyage, rare, - non pas sur le modèle d'un tourisme industriel qui constitue là encore une autre forme de déplacement de populations - est évidemment toujours possible, comme il le fut aux temps anciens de la droiture. Mais avec cette même interrogation de réception: "Quel est ton nom et ta ville et ta race?" qui dit le respect de la distance pour les uns et pour les autres et qui rappelle, après un séjour qui devra naturellement prendre fin, la nécessité du retour.

 

 

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CHARLES VERSINI

 

 

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