Elles ont la couleur des nuits trop longues, les ombres blanches.
Elles collent le soleil au mur et le fusillent de mépris. Trois fleurs en rang d'oignons, au garde-à-vous et recueillies, attendent sur une planche le chant du coq, celui du cygne.
Elles mettent les rêves en cage , les ombres blanches. Comme les yeux, ils sont cernés. Une araignée sur le plafond creuse un trou noir dans le vide.
Ça sent l'hospice et le formol est leur parfum d 'éternité, aux ombres blanches.
Elles ont les mots du silence et le discours de l'ennui. Sur une page blanche, un oiseau noir écrit en grille.

 

 

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JOËL GRENIER

 

 

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