N'importe où un homme est mort
d'avoir ramassé une étoile
d'avoir respiré une poussière de musique
d'avoir marqué la terre de rires
lâché bêtes fleuries aux entrées de la ville

N'importe où
sous la joue gauche du monde
dans tes yeux qui découpent le ciel
en prières
en figures de danses
en cercles bleuis par amour

N'importe où
sous la voix qui répète le temps
dans l'épaisse folie d'un visage qui brûle
d'avoir ôté le masque du soleil
envahi par les autres

N'importe où un homme est mort
d'avoir glissé sur la lumière

 

 

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NADIA TUENI

 

 

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tham54,

Photographie Thami Benkirane

https://benkiranet.aminus3.com/