KHAL TORABULLY...Extrait
Mère, j'ai lu un livre écrit par un homme
À la plaie béante.
Le premier chapitre débute par une terre fertile.
Il décrit le silence des oasis sous un croissant de lune.
La terre se moque de l'humeur des poètes,
L'histoire n'écrit pas la mort des étoiles.
Je tourne la page à la porte d'une ville fortifiée.
Un étranger sonne à la porte ciselée.
Il se dit persécuté par l'aigle sanguinaire du donjon.
Il ouvre sa main. Il est déjà trop tard pour lire.
Un livre n'attend pas la fin de l'exil.
Un livre n'attend pas le retour des saisons.
Un livre surprend. Il mêle l'agréable et l'utile.
Il est immensité lumineuse dans une sombre pièce.
Au flanc gauche des jardins.
Il ouvre les portes du monde au cœur des couvre-feu.
Il met en déroute les armées en manœuvre.
Aucune loi ne m'empêchera de lire et d'aimer.
Le livre de mémoire ne soigne pas l'homme blessé,
Il met du baume aux cœurs meurtris des fous.
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KHAL TORABULLY
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