Tu voudrais la pluie douce sur tes lèvres
la terre sous tes pieds, épaisse et tendre

la pourrissure aussi à coller un peu à la peau
à faire la vie

quelque chose qui te rappelle d’où tu viens
le jour à peine écrit

les premières sueurs du printemps
et le pollen des mots.

Tu voudrais te sentir vibrante en dedans
là où ça respire, là où ça veut

l’effervescence et l’envie
tous les sursauts.

Habiter le naissant du monde
sans jamais en connaître la fin.

 

 

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PAT RYCKEWAERT

 

 

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Oeuvre Francisco Ribera Gomez