Chutent les pétales du cerisier,

ailleurs, un enfant naît ;

de légers pétales dans le vent,

une déflagration pour la femme de douleur,

douceur infinie comme doit l’être le velours des fleurs.

Le cerisier naît peu à peu à son été,

l’enfant à la vie, soudainement ;

c’est l’événement d’un jardin un instant et de qui le regarde,

l’évènement d’un âge, de toute une vie durant.

Mais la femme est présente au pétale comme à l’enfant.

Avec le temps, s’approfondit l’espace de résonance ;

il n’y a peut-être pas de moindre ni de plus grand.

 

 

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JUDITH CHAVANNE

 

 

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LORELEI 26 FEVRIER 2020,