mardi 24 mars 2020

VOYAGER BARBELÉS AUX LEVRES

Comme un ouragan emportant tous les seuils faim et armes gouvernent l’instantBarbarie et bombes développent déserts de décombres S’accaparer de l’essentiel au rythme de la dernière hâteLe pan de terre se dérobe sous souliers sans boussoleFuir vérités qui somment intégrales soumissionsÉchapper aux permissions du doutequand la vie défend l’émasculation de toute survivance Devenir désormais monstre sans identitéqui sait comment se divertit l’absurde Voyager barbelés aux lèvrespour tenter traverser frontières d’autres langages Quel... [Lire la suite]
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mardi 24 mars 2020

QUI MARCHE DANS LE SILENCE DES SIECLES INVENTES ?

Aubes d’espaces orientent la fenêtre inattendueOn saigne les parchemins des signes à décrypterLes yeux futurs décoderont syllabesombresvertigeset le grain de blé aiguillera la main et ses visionsDes papyrus s’envolent mille siècles d’incertitudes Que de sang a embrumé la clairvoyance de l’invisible !Les firmaments craquellent sur le rivagela mer errante lève la braiseet les portes s’ouvrent La vie entre par toutes les fenêtresCortèges de manants maquillent le jour d’arc-en-cielEscadrons d’abeilles embrasent la dernière luminationQui... [Lire la suite]
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mardi 24 mars 2020

EMMANUEL N'DJOKE DIBANGO DIT MANU DIBANGO...HOMMAGE

  .   Pourquoi battre le rappelDu jazz imaginationDe la bamboula des parolesAu clair de ma jeunesse ? Renvoyons l'harmonie tumultueuse des hanches,La frénésie des seins bondissant et bramantÀ travers les forêts parfumées,Renvoyons les longs jours titubants, ivres de vin. Pauvre convalescent,Dévêtons-nous de violence.Seulement un peu d'air vert et vifEt léger, comme une mousselineAutour de nous, n'est-ce pas ?Et le repos tranquille,Calme,Sous le tiède soleil d'une affection sororale.     .     ... [Lire la suite]
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dimanche 22 mars 2020

JUDITH CHAVANNE...Extrait

Chutent les pétales du cerisier, ailleurs, un enfant naît ; de légers pétales dans le vent, une déflagration pour la femme de douleur, douceur infinie comme doit l’être le velours des fleurs. Le cerisier naît peu à peu à son été, l’enfant à la vie, soudainement ; c’est l’événement d’un jardin un instant et de qui le regarde, l’évènement d’un âge, de toute une vie durant. Mais la femme est présente au pétale comme à l’enfant. Avec le temps, s’approfondit l’espace de résonance ; il n’y a peut-être pas de moindre ni... [Lire la suite]
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dimanche 22 mars 2020

BLES

 Entendre le pas des blés Ensemencer les saisons Féconder le temps Sans étouffer cette terre Ni défier les couleurs du soleil. Entendre le pas des blés Bavarder avec la légère hirondelle Celle qui porte les ailes de la brise Parmi la fragrance des bruyères Et de nos belles enfances. Entendre les blés Ils ont longtemps chanté Dans l’or ciselé des poèmes Avant de reposer leurs gerbes Sur l’ocre esplanade des sycomores. Bientôt se tasseront les glaises calleuses Sur les genoux empêtrés. Dans le pays... [Lire la suite]
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dimanche 22 mars 2020

ANGEL BONOMINI

... Nous serons de retour chaque foisjusqu’à tarir l’être que nous sommesafin que, de pure vie,nous puissions gagner le sensde nos naissances répétées   ... .     ANGEL BONOMINI     .       Photographie Gaëlle de Trescadec
mardi 17 mars 2020

LA PESTE

  J’ai vu la peste en raccourci :Et s’il faut en parler sans feindre,Puisque la peste est faite ainsi,Peste, que la peste est à craindre ! De cœurs qui n’en sauraient guérirElle est partout accompagnée,Et dût-on cent fois en mourir,Mille voudraient l’avoir gagnée. L’ardeur dont ils sont emportés,En ce péril leur persuade,Qu’avoir la peste à ses côtés,Ce n’est point être trop malade. Aussi faut-il leur accorderQu’on aurait du bonheur de reste,Pour peu qu’on se pût hasarderAu beau milieu de cette peste. La mort serait douce... [Lire la suite]
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vendredi 13 mars 2020

ON NE VOIT PAS LE TEMPS PASSER

On se marie tôt à vingt ans Et l'on n'attend pas des annéesPour faire trois ou quatre enfantsQui vous occupent vos journéesEntre les courses la vaisselle Entre ménage et déjeunerLe monde peut battre de l'aileOn n'a pas le temps d'y penserFaut-il pleurer, faut-il en rireFait-elle envie ou bien pitiéJe n'ai pas le cœur à le direOn ne voit pas le temps passerUne odeur de café qui fumeEt voilà tout son universLes enfants jouent, le mari fumeLes jours s'écoulent à l'enversA peine voit-on ses enfants naîtreQu'il faut déjà les embrasserEt... [Lire la suite]
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vendredi 13 mars 2020

LE TOURNE-COEUR, CHRISTOPHE - PASCAL OBISPO

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