Sa popeline bruissait comme un bonbon aux larges manches, un berlingot qu’on déshabille. Ses bords retroussés ressemblaient à deux pétales de bleuet. Elle penchait sur moi sa jolie bouche délicate, frémissante comme un petit coquelicot. Tandis qu'elle m'embrassait, je voyais rutiler son éblouissant collier aux perles de verre arc-en-ciel et je respirais son parfum :plus belle que le ciel dont elle avait les yeux. Plus doux, le soleil de son sourire...
Plus belle ...
que la plus tendre des pivoines au monde...

 

.

 

 

MARION LUBREAC

 

 

.

marion