Dans la bibliothèque de ma mère
les livres étaient comme des draps
linge frais ou linceul
ils moulaient formes et rêves, vivants et morts
m'enveloppant de silence
pour mieux parler des choses innommées
l'azur et l'ombre
et les visages, beaux oiseaux
qui n'en finissaient pas de passer
sur leurs pages veinées d'encre de sang et d'eau.
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SYLVIE FABRE G.
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