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Un livre écrit, un enfant qui naît, un bonsoir échangé et même l'absence de ces choses ce sont là autant de gants que ceux auxquels ils s'adressent ont déjà parcourus, alors que nous, nous cherchons encore le périlleux chemin qui va de nos doigts à l'extrême atteinte de ces gants et nous les offrons pourtant comme si nos seules mains les avaient habités...


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Comme je me promenais dans les environs d'Alger, mon pied heurta à plusieurs reprises les minces cailloux blancs plantés dans la terre. Je me penchais alors et m'aperçus que j'étais dans un cimetière arabe.
Ainsi devraient être les dédicaces, des pierres anonymes mais qui dans l'oeuvre, vers dans le poème, chapitre dans le roman, arrêtent le coeur de celui qui les parcourt et le laisse un instant rêveur au seuil de l'intime accident de son passage humain coïncidant à un autre passage, comme au bord d'un gouffre fraternel

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RENE JEAN CLOT

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CIMETIERE2,

Cimetière musulman