mardi 2 août 2022

LES SONGES IMPATIENTS...Extrait

Poèmes à L. S. Senghor à la mémoire de Tchicaya U Tam’si . . Dans les brumes jaunes, il sillonnait les limbes de ses souvenirs, marcheur inconsolable, les rapaces suspendus à ses paupières, milans contre mouettes, la mer, toujours la mer coupable de tant d’envols. . Baobab centenaire, il abritait des pains  pour des cris séditieux, les feuilles rares, les yeux sur les rameaux effilés, ce bois ne brûle point, disait-il, le tronc mort ne peut être dédié au... [Lire la suite]

mardi 2 août 2022

OCEANIQUE

Qu'emportent les hirondelles  les martinets au vol  désuni de l'essaim   bravant  la grande traversée des mers caniculaires    les touffeurs  et les plumes de chaleur d'une  saison en enfer  ?   La brise fraîche      le doux zéphyr    qui halètent   et ne sont plus  L'azur  sans nuage  L'aube  exsangue  Les fumets d'un été qui s'embrase Le vacarme  et   le tumulte incessants  ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 2 août 2022

CARTHAGE PARLE A JOAL

A Léopold Sedar Senghor . . Quand sonne l’heure au secret de la conque De nouveau, verdit le Sahara Comme aux temps de la gloire caspienne. Et convergent les caravanes. . De Sijilmassa, grand emporium des sables De Tombouctou, jardin éclos autour de l’Arbre De Tassili, ivre de ses fresques. Alors Carthage parle à Joal... . Et la rumeur des vagues à Popenguine Retrouve son écho au rivage des Syrtes. . Longtemps nos paroles croisées ont tatoué la mer Comme, en leur envol souverain, Les... [Lire la suite]
mardi 2 août 2022

POEMES D'AFRIQUE NOIRE

En hommage à L. S. Senghor . . Lui, attentif à l’étendard ocellé d’une aile, à la fontaine d’un palmier. Elle, l’Égyptienne, la Sulamite, lune rouge sur l’île noire. La mer monte, flaire déjà sa couche solennelle, lèche ses orteils d’herbe, la recouvre tout entière, ruisselant comme un vin violet. Houle, bientôt l’emporteront de plus profondes vagues, de plus sombres, somptueuses. Demeurera son désir précieux, ton miroir. . Nue, noire, si tu te couches sous l’aile rouge du crépuscule... [Lire la suite]