Les mots d'Ile sont les mots du coeur, paroles de l'âme dessinées sur les chemins des étoiles, du vent, de l'eau, de la Terre....des chants d'amour suspendus aux lèvres de la Vie...
mardi 8 août 2017

VIVRE

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation. S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait... [Lire la suite]

jeudi 15 juin 2017

HORS-SAISON ( A PARAÎTRE )...Extrait

Ici se décourage, ou quelque chose comme ça. L'inconséquence de l'espèce, ses papiers gras, ses souillures, ses mensonges, ses illusions, ses cacophonies, ses hue et à dia, épuisent. Dans les arbres souffreteux, des oiseaux claquent du bec, ils survivent. Sur les branches noires du peu, la saison triste est un mouroir. Une mauvaiseté infléchit les endurances, martèle à petits coups d’ongles jusqu’à la plaie. Pourtant, la prévalence du moindre cède toujours devant le rire d'un enfant soufflant sur les akènes des fleurs de pissenlits. ... [Lire la suite]
vendredi 3 mars 2017

MES ATTENTES

Mes attentes ne sont pas des attentes mais des flambées rebelles au seul bois d’exister. Des yeux clairs aux éclipses guerrières, des fruits de neige, une musique bohémienne, l’eau d’un secret. Et je ne suis pas sage. Je choisis l’or du ciel, son froissé audacieux, le propos rougissant de l’argile impudique, le jour qui n’a pas sens de jour mais de pain chaud, de feuillage mûr, de verdeur. Je choisis le voyage, l’enfiévré, l’inconnu, la soif qui roule sur les hanches, la mémoire rétive qui échappe à la loi et la maison lavande qui... [Lire la suite]
dimanche 25 décembre 2016

DES CAGES

Le ciel pleure à froides larmes. Il met la barre bien trop haut pour mes fragments d'ailes. Je parcours la terre basse, sa sueur, sa fourbure, ses heures denses. Le fracas du monde étouffe le silence, l'universelle place. La vie fouille les poubelles. Une rumeur de basse-fosse emplit le cœur des hommes. Je ne vais plus au bois, les arbres sont coupés. Alice et le Lapin Blanc tremblent dans un trou de bombe. Le Prince trompe Cendrillon, le Petit Poucet n'échappe plus à l'ogre. Dans des cages de béton chacun ignore son voisin.... [Lire la suite]
samedi 24 décembre 2016

SOIR D'HIVER

C'est un soir d'hiver qui compte ses tremblures. Les uns fredonnent Noël d'autres serrent les dents. Pendant qu'aguicheuses les vitrines outrancières clignotent, le ciel tombe par terre entre la main du pauvre et la gamelle du chien. Les doigts gèlent au cœur des SDF. Les caisses enregistreuses cliquètent des menus d'orpailleurs. Des cadeaux indécents rutilent au pied de l'arbre. Le champagne déborde, et se dore la dinde. C'est un soir d'hiver qui compte ses gerçures. Des gens rongent leurs désespoirs. Des corps explosent sous le... [Lire la suite]
mardi 16 août 2016

QUEBEC

Je suis de ce pays plus sûrement qu’une mémoire. De sa langue qui chante, de ses cordes de bois appuyées sur l’hiver, de sa voix résistante, de ses lumières d’herbes, de ses vieux mocassins, de ses rangs visitant la campagne, de ses galeries en planches, et d’une maison qui me nommait si fort. Ah Québec, je me souviens ! Tes étés frileux, tes foins d’odeurs et sauges en volutes, tes feux du soir peuplés d’ancêtres, tes rubans galopant de longues routes longues, tes pluies éternuant sur le dos des bisons, tes pommes au... [Lire la suite]

vendredi 29 avril 2016

HORS SAISON ( à paraître )...Extrait

L'indifférence, la méchanceté, la débacle, l'agitation, les petitesses, sont affaires d'hommes. Leurs ego bétonnent, leurs monnaies enterrent, leurs croyances mentent, leurs pouvoirs détruisent. Loin de ces jeux morbides, un seul lilas sauvage, un pan de mur éboulé, le trait roux d'un renard, un geste de moineau, un ru sur la poussière, des pépites de rires, donnent inlassablement la clé, le sens du vivant. L'écriture brûle comme un fagot bien sec. Ses cendres iront nourrir le vent et les graines qui ne demandent rien. Loin des... [Lire la suite]
lundi 18 janvier 2016

L'INCONFIANCE...Extrait

Elle sait les manques, les chemins à rebrousse jeunesse, les miroirs perfides, les carrefours, l’embuscade des sillons, tous les fléchissements. Elle sait les traîtrises d’automne, la lumière crue, la lumière nue qui appelle le corps par son âge. Elle sait l’inconfiance malgré la violence des désirs. Alors, elle voile la chute, protège l’intime, cherche la distance. Elle masque la peur, marche et sait qu’elle ne court plus. La cruauté naturelle ne laisse aucun doute, la route est plus courte. Pourtant, elle y boit toujours le soleil... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 25 novembre 2015

HORS SAISON

 Je n'écris plus que dans les herbes en attente d'hiver, sur l'écorce grenue des arbres, contre le ronronnement des chats, dans le souvenir piquant de flocons de neige. Je dis A Dieu aujourd'hui, sans doute n'en serai-je pas capable le moment venu. L'inconséquence de l'espèce me fatigue, j'y suis étrangère. Comment en est-on arrivé là, ces papiers gras, ces souillures, ces mensonges, cette cacophonie ou chacun tire à hue et à dia pour quelques sales miettes d'illusions. Hors saison. Je n'écris plus qu'avec la voix des ruisseaux,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 12 novembre 2015

CECI N'EST PAS UN POEME

Les bêtes que l'on exploite, que l'on torture, que l'on massacre, sont mes semblables, mes frères, au même titre que les humains que l'on exploite, que l'on torture, que l'on massacre. Je suis atterrée, j'ai honte, d'appartenir à une espèce dont la jouissance réside dans le geste et le spectacle de la douleur et de la mort infligées à autrui. Ceux qui jouissent et légitiment les souffrances qu'ils provoquent, sont ignobles. J'accuse les chasses, les pouvoirs, l'argent, les jeux du cirque, d'être des faire-valoir du mal sous couvert... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,