EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

samedi 12 septembre 2009

LE PAROXYSME SEUL....Extrait

Ecoute
J'atteins de nouveau l'instant nul où l'avant et l'après s'anéantissent,
Foudroyés
Des grains de mimosas m'éclaboussent dans l'ombre
Je n'ai rien à t'apprendre
Je ne dure pas
Je ne perpétue que le défi de chaque seconde
Ne dis rien
Le présent est ce plaisir absolu de n'avoir pas de lendemain
Précédé de rien
Suivi de rien
Total


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COLETTE  GIBELIN

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Lovers_by_Marc_Chagall

Oeuvre Marc Chagall

Posté par emmila à 14:03 - Poésie...COLETTE GIBELIN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 24 août 2009

FLUCTUATIONS...Extrait

Inspire

L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères,

ses fièvres éblouissantes

Tu respires l’odeur envahissante

du thym sauvage

des souvenirs ramassés sur la plage

Tu bois le lait de vie

Ouvre la fenêtre

Il n’y a plus de dedans, de dehors

Seul, ce présent d’éclair et de surgissement,

Cette hâte d’aimer et de connaître

Tant de messages, de caresses,

d’écorchures

Tant de promesses nous traversent

Le monde extérieur maintenant te pénètre

Les sons ruissellent

Les odeurs pétillent

Respire le réel,

Il t’appartient et tu lui appartiens

Ouvre la fenêtre

Que le souffle s’engouffre dans l’embrasure

Agrandis l’orifice

Interstices, fêlures, lézardes,

agrandis les

Déchire, lacère, brise et broie tes prisons

Creuse des trous dans la muraille

Perfore l’indifférence et la résignation

Ouvre toutes les fenêtres, toutes les portes

Le vent t’appelle

vers des clartés insoupçonnées

Ose franchir le seuil

Approche toi de l’au-delà

sans précautions

Ferme la fenêtre

La menace est partout

dans le manque et l’incertitude

dans la présence et dans la solitude

Nous sommes fissures, gerçures, et déchirures

Où donc est le secret

qui ouvrirait la voie du vrai ?

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COLETTE  GIBELIN

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UN SI LONG PARCOURS...Extrait

Désormais je consens, que la lumière soit le souffle pur

qui transfigure toute ruine et rédime le monde,

et que la nuit revienne, pourtant.

D’un dernier mouvement j’apaise ma révolte.

J’accepte l’instant nu.

Geste essentiel, éclatement solaire,

et que mes mots soient des fissures, où la vie se fragmente.

Ombres et lumières.

Un visage soudain traversé d’émotion, une envolée peut-être?

Puis la chute, brutale, dans le vide obscur, et nos regards dépossédés que le réel

submerge.

J’accepte la fracture, puisqu’il le faut, et la beauté criblée du monde. En un long

chant du cygne je berce mes refus, prunes sauvages, soubresauts renoncés de la trompeuse

éternité.

Je consens le partage, et l’équivoque,

et les parfums qui s’éparpillent.

Je tairai désormais la fureur, et la soif jamais étanchée, de l’absolu.

J’accepte enfin de vivre.

Mais c’est vieillir, je sais.

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COLETTE  GIBELIN

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CHAGALL

Oeuvre Marc  Chagall

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Ainsi que des faucons s’accouplant en plein vol,

arrimés à l’amour,

quelques fois à la haine

Perdus dans les hauteurs

et refusant d’un geste vaste

la pesanteur et ses limites

Ainsi que des rêveurs en quête de réel,

explorateurs d’espace

et de franchissement

dans tous les lieux du dire,

par le rythme et le souffle

Passagers clandestins,

cachant nos désirs d’absolu par peur des dieux jaloux

nous errons et planons

ballotés d’amours en refus

d’espoirs fugaces en douleurs provisoires

cherchant des points d’ancrage

dans les sables mouvants

Ainsi que de grands fauves

En manque de tendresse

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COLETTE  GIBELIN

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a_oeil_faucon

Oeil de faucon

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