vendredi 24 mars 2017

AUTREFOIS...

Autrefois,nous rêvions tropen vers et en couleursen parler d’avant les languesnous masquions nos songes de sableou de crainteToujours à l’écoute du chantdu murmure des cicatrices« on s’aime blessé » dit un poèteNous le croyons…   .   AGNES SCHNELL .  
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vendredi 24 mars 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Un ramassis de feuilles et brindilleset l’argile brûlée,tant d’insignifiancede l’infime essentiel.En germe un goût de sang.Des mots trop humainsdes mots clandestins.Étreinte ocre des rivescaillouteusesbalbutiements sans patienceviscères nues soudain.Les mortes-eaux grignotentnos repèresqui de la rive ou de l’eautrop enserre ?   . AGNES SCHNELL .   Oeuvre Deedra Ludwig    
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samedi 11 février 2017

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour. Le mot s’est arrêté sur mes lèvres s’est figé s’est fermé fossilisé. Je ne dirai pas l’amour ni le chant qui s’en évade chant de joie mêlée de crainte telle l’envolée soudaine de mille oiseaux dans l’émoi dans la transe. Je sens leurs battements d’ailes l’ivresse de leur vol vers les cimes toujours plus hautes. Je sens leur passage le trouble qui jaillit au tout profond. L’espace conquis est ample et lourd et inquiétant. Pulsations d’ailes et du cœur en arythmie l’amour attache s’accroche s’épingle se... [Lire la suite]
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samedi 11 février 2017

TRANSPARENCES

Un matin bruissant froissé de bruits sourds de voix contenues un matin chagrin s’il n’y avait cette ferveur inavouée récurrente ce chant au loin palpitant. Le nom imprononçable s’est replié avec la nuit comme une carapace vide une cuirasse d’insecte craquant sous nos pas. Le nom s’est pulvérisé sur nos lèvres impatientes. Reste le souffle l’élan qui nous porta. Aller au plus saillant de notre légende aller jusqu’à l’ardeur blessante et chercher chercher ranimer l’éparpillé aller au-delà de la voix aimée dans l’absence marquetée... [Lire la suite]
samedi 28 janvier 2017

DIPTYQUE

Toute de fluidité et de mouvancesde déchirures et de vibrationsimpulsives,un peu de selsur une plaie ouverte.Impalpable insaisissablehoule de lumière et d 'ombreet d'ambre au plus secretelle n'est qu'antre primitifbulles d'eau clairequestions et étonnement.Farouche ailéeelle est toujours de l'autre côtédu miroir,Alice éblouieerrant lointaine, infinie.Le sangcoule dans ses larges veinescomme illimitées.Elle !Roc apparentmais friable au dedansempreint du videlignes sèches et désertiques.Chemin cahoteuxtracé à coups de machettebivouac... [Lire la suite]
dimanche 25 décembre 2016

SANS TITRE

On a replié sa vie comme une carte lue à l’envers. On a replié sa vie comme un livre où se terrent les dérapages et les boues. On est telle une vieille horloge obstinée dans le recul taiseuse depuis trop longtemps. On repousse le sommeil on se cogne à l’ombre aux premiers soupirs de la mémoire. Certains guettent le soleil ou la place d’un feu. Quelles bouches diront ton nom ? Quelles bouches diront tes gestes dans l’imprudence et tes méandres inversés par distraction ? Quelles bouches oseront parler du fleuve qui courait en... [Lire la suite]
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jeudi 22 décembre 2016

HOMMAGE EN POESIE POUR AGNES SCHNELL

   Restera-t-il en tes mots quelque image qui parlera de ton absence ? Restera-t-il en tes mots un peu de l'haleine tiède... qui leur donna des ailes ? ...  Mourir ce n'est peut-être qu'une mue un abandon des boues une altération de la lumière et des mots... pour d'autres... ... Un jour grignoté sans transparence chants d'oiseaux perdus soupirs de la terre submergée toute la nuit la pluie a chanté mille doigts d'eau ont pénétré mon sommeil...   Agnès Schnell         De résines... [Lire la suite]
jeudi 8 décembre 2016

AGNES SCHNELL...Extrait

En pensant à toi Agnès...   Un jour grignoté sans transparence chants d'oiseaux perdus soupirs de la terre submergée toute la nuit la pluie a chanté mille doigts d'eau ont pénétré mon sommeil... .   AGNES SCHNELL   .  
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mercredi 26 octobre 2016

ODE AU ROUGE

Te dirais-je le rouge obstinéqui hante nos nuitsdès le premier passagele rouge cuivré des villessous la lumière vespéralele rouge brique des écorces pilléesde sève et de sang mêléou celui sombre matricielqui nous engendra ?On se tient juste à la frontièred’un présent fragileon arbore le rouge des tempêtesenfin apaisées celui des fils emmêlésd’une mémoire chiffonnée.Toujours incandescenteou presquenotre âme se repaît d’éclats solairesde mots luciolesqui nous tourmentent.Parfois le rêve s’éveille de rouge colorégarance cinabre ou... [Lire la suite]
vendredi 23 septembre 2016

AGNES SCHNELL...Extrait

Agnès...9 mois déjà   Ragerévolution muette toute au dedansgermes à forcermots à crever à alignerétroite union avec l’encre fertilede l’autre rive.On retardait l’instant.On effaçait.La voix pourtant s’élevaits’étiraitarrachement fouaillementdéchirure des diguesla voix montait malgré soi.   On en possédaitle son le trembléle souffleon possédait le cril’inarticulé l’imminentla carcasse.   . AGNES SCHNELL .      
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