dimanche 21 mai 2017

ENFIN, LENTEMENT...

Il faut sortir des ombresde l'épaisseur des nuitsdans l'indifférencedes rêves trop étroitsil nous faut sortir du sombre.Pénétrer dans le jourexister simplementdans la trace du gestedans la ligne posée. L'aube tarde.Du bronze de la nuitle vert émergel'espace soudain élargicrée un besoin effrénéd'étreindre.  La branche taciturnel'en allée de l'eauparesseuse et lenterien ne retient celui qui chercheune floraison tardive.Rien    sinon une femmela premièresur une toilefixée. Une femmenourrie de couleurset... [Lire la suite]

dimanche 21 mai 2017

DE TERRE ET DE BLEU...Extrait

Je connaisles matins sableuxoù la langue grinceet s'empêtreoù les mots n'ont de réalitéque la lumièreincertaine.Je connais ces rêves fousfixés sur une page mutilée,terre mise à nulabouréeune fois de plusune fois de trop.Je suis du pays de ta voixet n'ai placeen nul autre songe..   AGNES SCHNELL   .      
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dimanche 21 mai 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Elle sait les ponts sur l’eau rapideles voûtes végétalesleurs mystères sonoresl’estuaire toujours reculantl’amour et ses oragessoudain lassés.Elle ne parle plus.Elle sait le rire étrangléle grondement des âmeset les fêluresmiroirs brisés ou lézardes. .   AGNES SCHNELL     .
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vendredi 24 mars 2017

AUTREFOIS...

Autrefois,nous rêvions tropen vers et en couleursen parler d’avant les languesnous masquions nos songes de sableou de crainteToujours à l’écoute du chantdu murmure des cicatrices« on s’aime blessé » dit un poèteNous le croyons…   .   AGNES SCHNELL .  
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vendredi 24 mars 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Un ramassis de feuilles et brindilleset l’argile brûlée,tant d’insignifiancede l’infime essentiel.En germe un goût de sang.Des mots trop humainsdes mots clandestins.Étreinte ocre des rivescaillouteusesbalbutiements sans patienceviscères nues soudain.Les mortes-eaux grignotentnos repèresqui de la rive ou de l’eautrop enserre ?   . AGNES SCHNELL .   Oeuvre Deedra Ludwig    
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samedi 11 février 2017

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour. Le mot s’est arrêté sur mes lèvres s’est figé s’est fermé fossilisé. Je ne dirai pas l’amour ni le chant qui s’en évade chant de joie mêlée de crainte telle l’envolée soudaine de mille oiseaux dans l’émoi dans la transe. Je sens leurs battements d’ailes l’ivresse de leur vol vers les cimes toujours plus hautes. Je sens leur passage le trouble qui jaillit au tout profond. L’espace conquis est ample et lourd et inquiétant. Pulsations d’ailes et du cœur en arythmie l’amour attache s’accroche s’épingle se... [Lire la suite]
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samedi 11 février 2017

TRANSPARENCES

Un matin bruissant froissé de bruits sourds de voix contenues un matin chagrin s’il n’y avait cette ferveur inavouée récurrente ce chant au loin palpitant. Le nom imprononçable s’est replié avec la nuit comme une carapace vide une cuirasse d’insecte craquant sous nos pas. Le nom s’est pulvérisé sur nos lèvres impatientes. Reste le souffle l’élan qui nous porta. Aller au plus saillant de notre légende aller jusqu’à l’ardeur blessante et chercher chercher ranimer l’éparpillé aller au-delà de la voix aimée dans l’absence marquetée... [Lire la suite]
samedi 28 janvier 2017

DIPTYQUE

Toute de fluidité et de mouvancesde déchirures et de vibrationsimpulsives,un peu de selsur une plaie ouverte.Impalpable insaisissablehoule de lumière et d 'ombreet d'ambre au plus secretelle n'est qu'antre primitifbulles d'eau clairequestions et étonnement.Farouche ailéeelle est toujours de l'autre côtédu miroir,Alice éblouieerrant lointaine, infinie.Le sangcoule dans ses larges veinescomme illimitées.Elle !Roc apparentmais friable au dedansempreint du videlignes sèches et désertiques.Chemin cahoteuxtracé à coups de machettebivouac... [Lire la suite]
dimanche 25 décembre 2016

SANS TITRE

On a replié sa vie comme une carte lue à l’envers. On a replié sa vie comme un livre où se terrent les dérapages et les boues. On est telle une vieille horloge obstinée dans le recul taiseuse depuis trop longtemps. On repousse le sommeil on se cogne à l’ombre aux premiers soupirs de la mémoire. Certains guettent le soleil ou la place d’un feu. Quelles bouches diront ton nom ? Quelles bouches diront tes gestes dans l’imprudence et tes méandres inversés par distraction ? Quelles bouches oseront parler du fleuve qui courait en... [Lire la suite]
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jeudi 22 décembre 2016

HOMMAGE EN POESIE POUR AGNES SCHNELL

   Restera-t-il en tes mots quelque image qui parlera de ton absence ? Restera-t-il en tes mots un peu de l'haleine tiède... qui leur donna des ailes ? ...  Mourir ce n'est peut-être qu'une mue un abandon des boues une altération de la lumière et des mots... pour d'autres... ... Un jour grignoté sans transparence chants d'oiseaux perdus soupirs de la terre submergée toute la nuit la pluie a chanté mille doigts d'eau ont pénétré mon sommeil...   Agnès Schnell         De résines... [Lire la suite]