vendredi 15 juin 2012

CAUCHEMAR

à Pascal Perrot   Pas de réalité comme disent les cornemuses les buvards les cloches et les oracles le temps s'accélère au fur et à mesure que les humains s'encombrent de cadavres poussiéreux qu'ils dénombrent dans des livres de comptes Les ancêtres se retirent des lieux consacrés les poètes brisent les sceaux du secret et s'en vont grossir les listes d'attente de la postérité qui est une forme inavouée de la propriété L'action n'est qu'un mythe en ces temps de couardise où plus personne ne meurt les yeux grand ouverts Les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 8 juin 2012

POUR EN FINIR AVEC LA TYRANNIE -Andre Chenet-

Posté par emmila à 21:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 17 mai 2012

DANS LA PEAU D'UN AUTRE

Nous nous dévorons nous-mêmes cannibales de l'extrême gloutonnerie nous ajustons nos masques d'oxygène dans ces réunions entre gens avertis lors de remises de prix étouffantes où les lettrés jaunissent dans les hautes sphères et les mots fourbus vont se coucher dans leurs dortoirs de papier rectangle qui lira encore dans l'herbe des rives les paroles d'amour et les chants d'oiseaux qui écoutera les mélodies du ruisseau la caresse de l'eau sur les pierres grises? Nous nous saluons du bout des lèvres comme des étrangers en transit dans... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 20 avril 2012

POEME

Le poème n'est pas une abstraction, un fétiche, une façon d'enjoliver l'existence. Il reflète plaies, peurs, émotions, coups de coeur, traîtrises, extases. Ce n'est pas un objet d'artisanat que l'on expose dans les salons ou que l'on exhibe dans des lectures publiques la plupart du temps inoffensives. Chaque poème accompli agit secrètement, invisiblement, dans les fondements de l'être humain, c'est pourquoi la multitude évite la poésie, ou la regarde comme une curiosité qui au mieux met mal à l'aise. Les poètes de cours, je les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 7 mars 2012

EXIL DE LA POESIE...Extrait

à CEA Andersen blessantes les ailes de la vérité il y a des paradigmes perdus des non-sens pernicieux une place pour la vacuité et des mots qui s'aiguisent il y a des hommes étoilés sur des routes d'exode ne laissant derrière eux qu'une trace légère si légère qu'on n'y prête guère d'attention et pourtant ils ont mesuré l'infini l'absence s'écoule entre les rives du fleuve céleste où le temps s'est noyé. . ANDRE CHENET . Oeuvre ?  
Posté par emmila à 19:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
lundi 26 décembre 2011

LE GOÛT DE L'AMANDE in EXIL DE LA POESIE

Le goût de l'amande douce est si peu dans les mots amertume d'un silence aigu prisonnier de la mémoire Chaque lettre nous révèle quelque chose de l'invivable et les syllabes elles-mêmes renoncent à l'épreuve du sang Dans l'herbe froide du matin la lumière s'abreuve de rosée enfance du monde fondante sur les lèvres de la blanche fiancée Le poème couronne de souffrance la face écorchée de la nuit jamais il n'empêche que disparaisse la peau fragile des eaux vives ANDRE CHENET
Posté par emmila à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 15 novembre 2011

AU COEUR DU CRI

J’espère la désécriture l’amorce d’un mot sur la pierre j’espère la panacée des solitudes dans une cérémonie de feuillages et d’appels d’oiseaux j’espère la contamination brûlante des sèves la tendre crucifixion où les yeux se révulsent sous la pression mortelle du désir.   J’espère de sublimes incantations pour aller plus avant sur les ailes du vent je me lèverai contre les douleurs profondes que les hommes infligèrent aux femmes depuis des époques immémoriales j’espère la danse des désespérances au milieu des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 8 novembre 2011

LE FIL NOIR DE LA FAULX

Ne cherche pas l’aube parmi les apparats des palais ni le sel des larmes dans l’eau des jours heureux Des souvenirs s’épanouissent sur les hautes tiges du sommeil Que dire de ces roses qui nous enroulaient dans leurs suaves parfums avec des grâces surannées Ne cherche pas la vie sous un parapluie ouvert au commencement du jour dans une maison en deuil dont tu franchirais le seuil sur la pointe des pieds Ne cherche nul mystère entre les pierres des cimetières un papillon t’emportera bien assez tôt sur la route des vents ou... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 1 septembre 2010

SECRET POEME...Extrait

(...)J’ai tant de silence à dire mon sang racle les brisants où l ’océan houleux vient frotter ses mufles ruisselants d’écume ses flancs de maelströms Je me suis laissé choir dans la gueule du gouffre de l’existence jusqu’à ce le monde extérieur se dissipe des filles gainées de méduses corsetées d’écailles et de nacre chuchotent à mes oreilles d’antiques malédictions des filles aux chairs molles et brunes comme des chevelures de varech roulées par les vagues des équinoxes contre la coque des barques chavirées ma voix se fêle des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 25 février 2009

POESIE ET ENGAGEMENT

« Au moment où le maître, le colonisateur proclament "il n'y a jamais eu de peuple ici", le peuple qui manque est un devenir, il s'invente, dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos, dans de nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer. » Gilles Deleuze . L’amour inconditionnel nous élève bien au-delà de nos égoïsmes particuliers en éclairant ces territoires sublimes du rêve sans lesquels nos si fragiles existences dépériraient dans les ornières obscures d’un utilitarisme... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,