EMMILA GITANA

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

mardi 14 juillet 2009

SAVOIR ATTENDRE

Il faut savoir attendre,

attends le flux de la marée,

- comme une barque sur le rivage -,

sans que le départ t'inquiète.

Quiconque attend

sait que la victoire est à lui ;

car la vie est longue et l'art est un jouet.

Et si la vie est courte

et si la mer n'arrive à ta galère

attends sans partir et espère toujours,

car l'art est long et, d'ailleurs,

c'est sans importance.

.

ANTONIO MACHADO

.

A_Yves_Parlier

Posté par emmila à 17:40 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 5 février 2008

CHAMPS DE CASTILLE

Un jour tu la verras,

dit l'espérance,

si tu sais espérer.

Et la désespérance :

elle n'est rien

que ta souffrance.

Et le cœur bat…

La terre n'a pas

tout emporté...

.

ANTONIO MACHADO

.

ABRI

Posté par emmila à 16:24 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PROVERBES ET CHANSONS

Tout passe

et tout demeure

Mais notre affaire est de passer

De passer en traçant

Des chemins

Des chemins sur la mer

Voyageur, le chemin

sont les traces de tes pas

c'est tout ; voyageur

il n'y a pas de chemin,

le chemin se fait en marchant.

Le chemin se fait en marchant

et quand on tourne les yeux en arrière

on voit le sentier que jamais

on ne doit à nouveau fouler.

Voyageur, il n'est pas de chemin,

rien que des sillages sur la mer.

Conseils

Il faut savoir attendre,

attends le flux de la marée,

- comme une barque sur le rivage -,

sans que le départ t'inquiète.

Quiconque attend

sait que la victoire est à lui ;

car la vie est longue et l'art est un jouet.

Et si la vie est courte

et si la mer n'arrive à ta galère

attends sans partir et espère toujours,

car l'art est long et, d'ailleurs,

c'est sans importance.

.

ANTONIO MACHADO

.

la_barque_mystique

ODILON  REDON

Posté par emmila à 16:15 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

MACHADO.... Extrait

Et quand viendra le jour du dernier voyage,
quand partira la nef qui jamais ne revient,
vous me verrez à bord, et mon maigre bagage,
quasiment nu, comme les enfants de la mer.

.

ANTONIO MACHADO

.

fin

Posté par emmila à 16:08 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 9 novembre 2007

ANTONIO MACHADO

Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.

J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.

A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?

Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?

Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.

Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer

Antonio Machado

hortensias

Posté par emmila à 10:05 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 26 octobre 2007

EXTRAIT...

« Je m’en vais rêvant par les chemins
Du soir. Les collines
Dorées, les pins verts,
Les chênes poussiéreux !...
Où peut-il aller, ce chemin ?
Je m’en vais chantant, voyageur
Le long du sentier…
? Le jour s’incline lentement.
“Dans mon cœur était plantée
L’épine d’une passion ;
Un jour j’ai pu me l’arracher :
Je ne sens plus mon cœur.”
Et toute la campagne un instant
Demeure, muette et sombre,
Pour méditer. Le vent retentit
Dans les peupliers de la rivière.
Mais le soir s’obscurcit encore ;
Et le chemin qui tourne, tourne,
Et blanchit doucement,
Se trouble et disparaît.
Mon chant recommence à pleurer :
“Epine pointue et dorée,
Ah ! si je pouvais te sentir
Dedans mon cœur clouée.” »

ANTONIO MACHADO

SENTIERS

Posté par emmila à 10:44 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 2 septembre 2007

ON LE VIT MARCHANT ENTRE LES FUSILS...

ANTONIO MACHADO

cabeza

Le crime eut lieu à Grenade ...  

Par une longue rue   
Qui donnait sur la campagne froide   
de l'aube, encore sous les étoiles.   
Ils tuèrent Federico   
Alors que pointait la lumière.   
Le peloton de bourreaux   
N'osa pas le regarder au visage.   
Tous fermèrent les yeux ;   
Ils prièrent...Dieu lui-même ne te sauverait pas... 

Federico tomba mort   
- du sang sur le front, du plomb dans les entrailles -   
... C'est à Grenade que le crime eut lieu,   
Vous savez - pauvre Grenade ! - dans sa Grenade !   

[...] 
On les vit s'éloigner... 
Taillez, amis, 
Dans la pierre et le rêve, à l'Alhambra, 
Une tombe au poète, 
Sur une fontaine, où l'eau pleure, 
et, éternellement dise : sa Grenade

.

Posté par emmila à 18:50 - ANTONIO MACHADO en Français - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1