dimanche 23 août 2015

TRACES....Extrait

Je lui avais réinventé toute une histoire. De racines, lointaines, prises dans les terres or de Tombouctou. Des racines souffreteuses, comme elle, toute pétrie de douleurs insensées. Et mutiques. Je me débattais avec elle dans les trous noirs de cette mémoire sarclée, encavée, qui tournait sur elle-même, cette mémoire devenue mienne et qui sourdait en moi plaintes abyssales, sans visage, que, de ses lèvres gorgées de silences à refaire, ma perle noire déversait dans la nuit par tantôt rauques, brèves nausées aussitôt étranglées et... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 16 juin 2015

AU CAFE DES FAITS DIVERS...Extrait

Le monde brûle…Mon père, à ma nuque, comme une peau de mouton… me laboure les flancs et ma mère dans ma chair qui tremble encore son dernier souffle…Dors, père…Les femmes ont cessé de pleurer leurs enfants… ou leurs corps et la terre sous nos pieds vaste… charnier… de couleuvres, et de cendres…Asphyxie…Les flammes montent vers le ciel, expirent dans les nues un dernier souffle blanc… Je sais que ma mère est l’une de ces flammes qui montent vers le Bon Dieu…Le Paradis…Asphyxie…Le Paradis et ses fleuves de miel et ses... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 16 juin 2015

FICTION D'UN DEUIL...Extrait

Meknès...Chaque fois que, le regard renversé vers ce qui n’a plus lieu que dans le culte, hanté, d’une chair abyssale où sommeillent vampires accrochés à la pierre, fange, ou archanges d’un âge inoublié, les cadavres qui là-ci-gisent inconsolés des années encavées agrippées à mes plaies, à l’envers de ma peau, suspendues à mes os, pendues court à mes maux et dont humides, avides, et comme froides morsures les lèvres ouvertes vulves à travers les barreaux ventousent amer mon sang, avatar, syzygie à contrecours du temps où s’abreuvent... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 2 mai 2015

TRACES

J’aurai mis du temps, Fès, à venir jusqu’à toi. Je me suis perdue dans les rues de Tinga, le visage raturé d’un inconnu qui ne me quitte plus, les ruelles bleutées de Chaouen, les montagnes du Rif qui chutent dans la mer. J’ai délaissé les trains pour des cars penchés comme la tour de Pise, et qui allaient pare-brise éclaté et poulets caquetant parmi les passagers. J’aurai mis du temps à venir jusqu’à toi, tout fait pour retarder le moment redouté de l’étreinte à mimer dans la traque des traces d’une absence insensée que j’avais peur... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
jeudi 15 janvier 2015

LE NOUVEAU DICTAT DE LA LAÏCITE A LA FRANCAISE

Charlie Hebdo persiste et signe. Le monde entier a été secoué par le drame qui a touché le journal, ce massacre sans nom. Le monde entier a porté le deuil, main dans la main.Mais il y a manifestement une politique de l'humiliation à repenser et que ne peut légitimer le principe galvaudé de liberté Il semblerait que certains peuples soient condamnés à l’humiliation. Après l’esclavage, les «missions civilisatrices», les multiples ingérences qui ont transformé les révolutions de certains peuples en véritables brasiers, toujours vifs et... [Lire la suite]
samedi 6 septembre 2014

TANGER

Opaline et de bleu, Tanger, la belle, Tremblée dans les lumières divine aquarelle Marine et de ressacs jaillis cristaux de sel Hérissés aveuglants dans la toile du ciel Rêves Etoilés dans les yeux infinis des mômes épelant échappées d’un deux trois oiseaux Lyre De soupirs Exhalés Vaporeux Exaltés dans l’azur Et je guette avec eux, le regard à l’envers et les boucles rebelles, éclosion sous les doigts insensés des brisants des figures des nuits qui vibrent dans nos chairs songes écrits au souffle voilé feu d’une voix expirant... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 4 octobre 2013

FICTION D'UN DEUIL...Extrait

  A mon père   Il était une fois un pays d’eaux vives et d’oliviers où les hommes s’abreuvaient aux miracles des pierres, se nourrissaient des prodiges des terres étendues à leurs pieds et à perte de vue jardin pourpre et de jade. Et ces hommes n’y avaient de plus grande fierté que ces arbres dont, de l’automne à l’été, ils savouraient les lentes métamorphoses dans le dépli des temps, quatre, déroulés cercle parfait, rivière perlée à l’ambre du levant et au minuit des lunes, au frimas des hivers grêlés cristaux de verre,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,